Dans « Mikuan et Apinam », un ouvrage qui s’adresse aux 6 ans et plus paru fin janvier dans la collection « Petit Poucet », chez Québec Amérique, la résidente de Saint-Eustache raconte l’histoire d’une fillette de 8 ans, grande sœur d’Apinam, un garçon en situation de handicap. Celui-ci doit se rendre souvent à l’hôpital pour des rendez-vous, les éloignant ainsi, sa famille et lui, des activités traditionnelles de leur communauté.
S’ouvrir à une culture nouvelle
Un jour, comme le relate Isabelle Larouche, en entrevue avec votre hebdo L’ÉVEIL, leurs parents vont visiter de la famille à Matimekush-Lac-John. Mikuan et Apinam se font garder par Kukum et Mushum, leurs grands-parents. Ensemble, ils cuisent un pain dans le sable, vont cueillir des chicoutais dans le Nutshimit, le territoire ancestral. Sauf qu’un visiteur les surveille : mashku, l’ours…
« Cette histoire permet aux lecteurs d’entrer dans le quotidien de jeunes enfants autochtones d’aujourd’hui, et dans leur communauté. Un peu comme dans l’ouvrage ‘’Yuka et Qimmiq’’, je mets l’emphase sur la transmission de la culture, par des activités simples et inspirantes. J’insère aussi plusieurs mots en Innu Aimun, la langue innue, dans le texte [un lexique à la fin permet de les apprendre et de bien les prononcer.] Apprendre des mots en langue autochtone ou inuite, c’est une façon de s’ouvrir sur toute une culture nouvelle », mentionne l’auteure qui était à ce moment en train de compléter un projet d’un mois à Kuujjuaq en vue de créer un recueil de textes et d’autoportraits avec des adolescents inscrits en 7e année jusqu’en 5e secondaire; lequel sera publié aux éditions Z’ailées en mai prochain.
Construire des ponts avec les communautés autochtones
Cette passion pour la culture autochtone, Isabelle Larouche l’a depuis qu’elle est toute petite. « J’ai toujours eu envie de connaître les gens qui étaient ici, avant nous, comment ils vivaient, leurs histoires, leur langue aussi. À 23 ans, je suis allée enseigner à Kangiqsualujjuaq, puis à Kanesatake (en mohawk : Kanehsatà:ke) si on compte les trois dernières [fois] où j’y suis retournée pendant la pandémie, pour diriger des projets dans des communautés autochtones du Québec jusqu’en Colombie-Britannique. La vie m’a permis ces merveilleux privilèges, et j’aimerais, en échange, utiliser ce que je peux pour construire des ponts, pour inviter les gens à découvrir les gens, leurs histoires et leurs cultures si riches », confie-t-elle.
Bien qu’un tome 3 de même nature doit paraître l’automne prochain dans cette collection « Petit Poucet », Isabelle Larouche n’écrit pas que sur le sujet des Premières Nations. Presque en même temps que « Mikuan et Apinam », elle vient, en effet, de sortir aux éditions Soulières un roman à frissons pour les 14 ans et plus : Le Fantôme de Wells. Aussi, le tome 4 de la série sur les teckels de sa nièce, « Mango et Fusain: les saucisses gâchent l’Halloween », est en chantier.
Pour en savoir davantage sur Isabelle Larouche : www.isabellelarouche.com/ ou www.facebook.com/isabellelaroucheauteure.

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