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Logement : la CAQ mise sur des règles moins lourdes

Photo Phoeby Laplante – Christine Fréchette, en compagnie de la candidate de Deux-Montagnes, Christine Maestracci.

Logement : la CAQ mise sur des règles moins lourdes

Publié le 15/09/2026

Le 4 septembre dernier, la cheffe de la Coalition Avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, a proposé de revoir certaines règles administratives afin d’accélérer la construction résidentielle et d’en réduire les coûts, notamment pour favoriser l’accès à la propriété.

De passage à Saint-Eustache, elle a annoncé une réforme de l’industrie de la construction qui viserait à simplifier les règles, accélérer les projets résidentiels et donner davantage de latitude aux travailleurs sur les chantiers.

« Beaucoup de Québécois ont de la difficulté à s’acheter une maison, particulièrement chez la jeune génération, a déclaré Christine Fréchette. Face à l’inflation, face aux coûts de construction, puis au prix de l’immobilier, il y a plusieurs Québécois qui se résignent et qui sont convaincus qu’ils vont devoir renoncer à leur rêve de devenir propriétaire. »

Un code du bâtiment moins lourd

La CAQ veut notamment revoir le Code du bâtiment afin de le rendre moins complexe et de mieux adapter les exigences au niveau de risque propre à chaque type de bâtiment. Selon Christine Fréchette, « la construction d’une salle de quilles ne devrait pas avoir les mêmes exigences que la construction d’une garderie ».

« Le code du bâtiment, il est trop rigide et trop lourd. On doit le simplifier », a affirmé Mme Fréchette.

Les maisons unifamiliales, les duplex, les triplex et certains petits immeubles résidentiels seraient parmi les constructions qui pourraient bénéficier d’un allègement des exigences.

Pas de promesse de 100 000 logements par année

Interrogée sur l’absence d’une cible précise de constructions, alors que le Parti libéral avance un objectif de 100 000 nouveaux logements par année, Christine Fréchette a plutôt qualifié ce chiffre d’irréaliste.

Selon elle, les capacités actuelles de l’industrie se situent davantage autour de 65 000 à 70 000 constructions annuellement.

Elle estime qu’il serait inutile d’annoncer une cible que l’industrie ne serait pas en mesure d’atteindre.

La question de la supervision des chantiers

La réforme annoncée a toutefois soulevé une question importante lors du point de presse : la simplification des règles pourrait-elle se traduire par une diminution de la supervision des chantiers?

Christine Fréchette affirme que la sécurité ne doit pas être compromise.

« Ça veut dire assurer la sécurité des gens. Ça va être primordial. On ne veut aucunement reculer sur quoi que ce soit qui assure la sécurité des Québécois. »

Elle a été questionnée sur le cas de 162 propriétaires de condominiums de Boisbriand qui ont dû abandonner leur logement après que des problèmes structurels importants eurent été constatés dans leur immeuble. La question portait notamment sur le risque qu’une diminution des exigences ou de la supervision puisse favoriser la répétition de telles situations.

La cheffe caquiste assure que ce n’est pas l’intention de la réforme, mais que les modalités précises de la supervision devront être discutées avec l’industrie.

« La supervision va demeurer. Est-ce qu’elle sera exactement la même, aussi fréquente que c’est actuellement, voire plus? Ce sont des éléments qu’on va devoir discuter avec les acteurs de l’industrie », souligne-t-elle.

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