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De la grande visite dans les bureaux de l’Éveil

Photo Iona Mousli — Émilio Constanza, journaliste sportif à L’Éveil, en compagnie d’André Roy, ancien responsable des sports pendant près de 50 ans, lors d’une de ses rares visites dans les bureaux du journal. »

De la grande visite dans les bureaux de l’Éveil

Publié le 14/04/2026

Il marche dans les bureaux qu’il a aidé à construire – figurativement – un bon jeudi après-midi. Il salue tout le monde.

Les plus anciens le saluent en retour, lui font faire le tour et le présentent au nouveau sang qui occupe désormais les postes de rédaction de L’Éveil. C’est qu’il n’y a pas si longtemps, André Roy faisait la pluie et le beau temps avec sa section des sports dans l’Éveil, et ce, pendant 50 ans, ici, chez lui.

« Bonjour M. Roy, j’écris aux pages des sports », entend-t-il. Ses yeux deviennent gros comme des deux piastres. Il n’en fallait pas plus pour le replonger dans ses souvenirs de carrière.

Pendant 50 ans, André Roy a été un pilier du 53 de la rue Saint-Eustache. Il peut maintenant s’amuser à taquiner les plus jeunes qui n’ont pas à travailler les maquettes des journaux, en plus de leurs tâches rédactionnelles comme à l’époque. Jadis, « on passait le dimanche à monter la maquette à la mitaine », raconte-t-il. Il le sait, il en rit, les méthodes de montage pour un journal sont plus accessibles qu’elles ne l’ont déjà été.

La technologie a tout de même fait partie de son parcours. Il se souvient de son vieil ordinateur, toujours à la même place, deux étages plus bas, dans les archives.

Des anecdotes à la pelleté

Ce qui est intriguant lorsqu’on parle avec André Roy, ce sont justement les mémoires qui ne dorment pas dans les archives du bâtiment du vieux Saint-Eustache, mais celles qu’il garde en mémoire. Il aime bien raconter les tournois de golf, les soirées au vieux Forum et les détours au Saguenay qui ont marqué son rapport au hockey.

Il suit toujours les Canadiens. « J’ai 82 ans maintenant, il ne m’en reste plus autant », mais il a toujours autant de plaisir à discuter de la Sainte-Flanelle et de l’éventuel 50e but de Cole Caufield.

Plateau que le jeune hockeyeur a atteint depuis. Et même s’il n’a peut-être pas scandé « Guy! Guy! Guy! », Caufield rappelle à André Roy le fameux Démon Blond, qu’il a aussi connu à travers les années.

Chez lui reposent les photos qu’il n’a pas données aux commerces de la région. Vestiges d’une carrière remarquable et d’une histoire d’amour entre le journaliste et le hockey, entre le journaliste et le sport, et bien sûr, ceux qui le pratiquent.

La visite de M. Roy dans les bureaux de l’Éveil n’a pas manqué de susciter l’émoi chez la jeune génération qui entend parler de ses exploits régulièrement. Il est inspirant d’y voir, tout comme le veut le dicton de son équipe fétiche, en quelque sorte, une passation du flambeau.