Les pourparlers se poursuivront cette semaine devant un conciliateur.
Exaspérés par la lenteur des négociations, les employés, affiliés au Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement de la région des Laurentides – CSN, ont d’ailleurs installé, le mardi 29 septembre dernier, une immense pancarte devant l’établissement privé, avec le message : « C’est le temps de régler ».
Située au 61, rue Chénier, à Saint-Eustache, la RPA compte environ 80 résidents. Elle appartient depuis le mois de décembre 2013 au Groupe Khoder, qui possède également d’autres RPA ailleurs au Québec ainsi que des pharmacies, dont deux situées à Terrebonne, affiliées à la bannière Familiprix. Une quarantaine d’employés syndiqués y travaillent, principalement comme préposés aux bénéficiaires et infirmières, mais aussi à la cuisine et à l’entretien.

À la recherche d’une « entente raisonnable »
« L’employeur connaît notre plateforme. Il connaît très bien nos demandes. On a l’impression qu’il essaie d’étirer les négociations », dénonce Myriam Lindor, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement de la région des Laurentides – CSN.
Deux journées de conciliation sont prévues les 13 et 14 octobre. Mme Lindor espère qu’elles permettront de dénouer l’impasse. « Le but, c’est de trouver une entente qui serait raisonnable pour l’ensemble des parties », dit-elle, précisant qu’aucun mandat de grève n’est pour l’instant envisagé à la RPA Chénier.
Déjà, précise la présidente syndicale, 28 des 36 RPA participant à la négociation coordonnée ont conclu et signé des ententes de principe. Ce n’est pas le cas à Saint-Eustache où, déplore Mme Lindor, l’employeur présente plutôt des offres qui se situent en deçà des demandes établies dans le cadre de la négociation coordonnée des RPA de la CSN.
Les revendications
Parmi les principales revendications figure une augmentation salariale minimale de 16 % sur quatre ans. L’employeur propose pour sa part, selon Mme Lindor, une hausse de 12 % sur cinq ans. Cette demande salariale fait partie d’une plateforme commune adoptée par les membres des syndicats participant à cette négociation coordonnée.
La retraite constitue un autre enjeu important. Le syndicat souhaite notamment que les employeurs mettent en place un régime auquel ils contribueraient financièrement. La question d’une assurance collective pour les employés a également été évoquée.
Un message à l’employeur
« Je pense que leurs travailleurs méritent un peu mieux que ça. Ils méritent d’être mieux payés. Ils méritent d’être reconnus pour leur travail », soutient Mme Lindor.
Elle tient aussi à rappeler au Groupe Khoder que ces employés assurent quotidiennement le bon fonctionnement de la résidence et les services aux personnes âgées.
« C’est eux qui font rouler la “business”. Sans eux, il n’y en aurait pas de RPA », conclut-elle.

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