Cette année ne fait pas exception. Mais nous osons en vous proposant un top 10 des femmes les plus influentes de la région des Laurentides.
Ce classement a été monté à l’interne par notre équipe éditoriale. Il ne s’agit pas d’un vote populaire ni d’un simple exercice de visibilité. Nous avons analysé les postes occupés, les leviers décisionnels, les responsabilités officielles et l’impact réel exercé dans la région.
Nous avons également questionné plusieurs femmes des Laurentides, issues de différents milieux — commerce, politique, communautaire, institutionnel — afin de valider notre perception des centres de pouvoir actuels. L’objectif n’était pas de mesurer la sympathie ou la notoriété, mais bien l’influence concrète.
Pour structurer notre réflexion, nous avons appliqué une grille d’analyse interne reposant sur six critères :
– l’influence politique et institutionnelle,
– le leadership communautaire,
– l’impact économique,
– la visibilité publique,
– la longévité et les distinctions,
– et la capacité d’innovation ou de rayonnement régional.
Chaque critère a été pondéré, l’influence politique et institutionnelle occupant naturellement une place importante, puisqu’elle détermine directement les décisions qui structurent le territoire.
10 — Sylvie D’Amours

Députée provinciale de Mirabel et deuxième vice-présidente de l’Assemblée nationale du Québec, Sylvie D’Amours occupe une fonction parlementaire élevée au sein de l’institution québécoise.
Son rôle à la vice-présidence l’inscrit dans le fonctionnement même de l’Assemblée nationale, où elle participe à l’encadrement des travaux parlementaires et au respect des règles démocratiques. C’est un poste qui commande expérience et crédibilité.
Ancrée dans la région depuis de nombreuses années, elle a contribué à plusieurs dossiers touchant notamment le développement économique et touristique des Laurentides.
C’est elle qui ouvre ce classement en tant que figure parlementaire établie, symbole d’une présence régionale constante à Québec.
9 — Marie-Noëlle Closson-Duquette

Directrice générale par intérim de la Chambre de commerce et d’industrie Thérèse-De Blainville (CCITB), Marie-Noëlle Closson-Duquette possède un parcours qui dépasse largement la gestion d’un organisme économique.
Avocate depuis 2001, elle trouve toujours de nouvelles façons d’asseoir son influence sur la région : conseillère municipale à Sainte-Thérèse de 2005 à 2009 et candidate pour le Bloc Québécois en 2025, elle demeure très impliquée dans le milieu communautaire et dans le développement économique régional, elle incarne un pouvoir d’influence qui s’installe dans la durée. Ce n’est pas un levier spectaculaire, mais un levier stratégique, construit sur l’expertise, le réseau et la capacité de créer des ponts.
8 — Chantal Maillé

Présidente du Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CSN), Chantal Maillé représente 88 syndicats et plus de 22 000 membres sur le territoire.
Son influence repose sur une capacité de mobilisation structurée. Elle appuie les syndicats en négociation de conventions collectives, soutient les campagnes nationales et agit comme voix régionale dans les débats touchant le travail, les services publics et les conditions salariales.
Elle siège également au Conseil des partenaires du marché du travail et participe au pôle d’économie sociale, ce qui l’inscrit directement dans les enjeux de développement local et régional.
Son pouvoir n’est pas électif, mais il est collectif. Lorsqu’un rapport de force s’installe dans la région, elle est au centre de l’équation.
7 — Roxanne Therrien

Mairesse et préfète de Mirabel, Roxanne Therrien dirige en 2026 l’un des territoires les plus vastes et stratégiques des Laurentides. Mirabel abrite un pôle d’innovation majeur en l’Espace aéro, un territoire agricole majeur et un espace géographique immense où se croisent développement industriel, mobilité et aménagement.
Son élection à la présidence du Comité consultatif agricole de la Communauté métropolitaine de Montréal, pour un mandat de quatre ans, confirme son influence au-delà de Mirabel. Élue par ses pairs de la Table des préfets et élus de la couronne Nord, elle s’inscrit désormais dans une dynamique métropolitaine.
Au cours des dernières semaines, elle a su mobiliser autour du dossier du train à grande vitesse (TGV) l’ensemble du politique régional. Et tout indique que cette mobilisation se poursuivra, au moins jusqu’au dévoilement final du tracé du TGV.
6 — Linda Lapointe

Députée fédérale de Rivière-des-Mille-Îles, Linda Lapointe occupe en 2026 un rôle stratégique au Parlement canadien. Vice-présidente du Comité permanent de l’accès à l’information, de la protection des renseignements personnels et de l’éthique, elle évolue au cœur des débats sur la transparence, la gouvernance et la reddition de comptes.
Elle siège également au Comité permanent du commerce international, un espace où se discutent des dossiers économiques qui dépassent largement les frontières régionales.
Son influence ne repose pas uniquement sur la représentation d’un territoire. Elle agit dans des comités névralgiques où se façonnent des politiques qui structurent l’État fédéral.
Souvent décrite comme une gardienne des droits et de l’éthique au Parlement, elle exerce un pouvoir discret, mais déterminant. À partir des Laurentides, elle participe à des décisions qui touchent l’ensemble du pays.
5 — Julie Delaney

Présidente-directrice générale du CISSS des Laurentides, Julie Delaney dirige en 2026 l’un des plus importants employeurs publics de la région. Le réseau de la santé et des services sociaux touche directement des dizaines de milliers de citoyens, chaque semaine.
Son pouvoir n’est pas électif, mais il est concret. Organisation des soins, gestion des effectifs, planification des ressources, capacité d’accueil : ce sont des décisions qui façonnent le quotidien, souvent loin des projecteurs.
Dans une région qui connaît la plus forte croissance démographique au Québec, la pression sur le réseau est constante. Les choix administratifs deviennent stratégiques. Et ces choix passent par sa direction.
Moins visible que les élus, son influence est pourtant déterminante. Elle agit sur la structure même des services publics dans les Laurentides.
4 — Liza Poulin

Mairesse de Blainville et préfète de la MRC de Thérèse-De Blainville, Liza Poulin cumule en 2026 un double centre de pouvoir municipal. Elle dirige l’une des villes les plus structurantes des Basses-Laurentides tout en présidant une MRC qui concentre une part importante du dynamisme démographique et économique de la région.
Elle siège également au conseil d’administration d’exo, où se discutent les enjeux de transport collectif à l’échelle métropolitaine. Ce rôle l’inscrit dans des décisions qui dépassent largement les frontières de sa ville.
Blainville accueille cette année la 60e Finale des Jeux du Québec, l’un des événements les plus importants sur le plan sportif et organisationnel au Québec.
Sans oublier le dossier Stablex qui a propulsé son leadership au-delà du territoire municipal. En s’opposant publiquement au gouvernement de la CAQ et en obtenant l’appui de la Communauté métropolitaine de Montréal et de l’Union des municipalités du Québec, cet enjeu local est maintenant un débat d’envergure nationale.
Son pouvoir s’exerce sur le terrain, dans la négociation, dans la pression politique et dans la coordination régionale.
3 — Madeleine Chenette

Députée fédérale de Thérèse-De Blainville, Madeleine Chenette exerce en 2026 une influence politique qui dépasse largement le cadre régional. À Ottawa, elle agit à titre de secrétaire parlementaire du ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles, ainsi que du secrétaire d’État (Sports). Elle siège également au Comité permanent des langues officielles.
Son influence s’exerce donc à partir des Laurentides, mais à l’échelle du pays. Déjà reconnue parmi les 100 femmes les plus influentes au Canada, elle incarne un levier politique formel que peu d’acteurs régionaux peuvent revendiquer.
Dans la hiérarchie du pouvoir exercé depuis les Laurentides, son mandat fédéral la place naturellement au troisième rang.
2 — Sonia Bélanger

Députée de Prévost, ministre de la Santé, ministre responsable des Services sociaux, des Aînés et des Proches aidants, ainsi que ministre responsable de la région des Laurentides, Sonia Bélanger cumule en 2026 les leviers exécutifs les plus puissants liés au territoire.
Son portefeuille touche les budgets les plus importants de l’État québécois. Il façonne l’organisation des soins, les services sociaux et les politiques liées au vieillissement de la population — des décisions concrètes qui structurent le quotidien.
Le fait qu’elle soit également ministre responsable d’une région qui connaît la plus forte croissance démographique au Québec n’est pas anodin. Les pressions sur le réseau de la santé y sont réelles et constantes. Elle se trouve donc à l’intersection directe entre expansion territoriale et capacité d’accueil des services publics.
Dans la hiérarchie du pouvoir exercé à partir des Laurentides, aucun autre mandat ne combine un poids aussi transversal et aussi stratégique.
1 — France-Élaine Duranceau

Députée de Bertrand, ministre responsable de l’Administration gouvernementale et de l’Efficacité de l’État et présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau se trouve au cœur de la machine gouvernementale.
Son rôle est moins spectaculaire que certains ministères, mais il est déterminant. C’est là que se décident les règles de gestion, les priorités budgétaires et la façon dont l’État fonctionne au quotidien. Derrière chaque grande annonce, il y a un cadre financier et administratif. Et ce cadre passe par elle.
Elle ne dirige pas un secteur précis : elle veille à l’ensemble. À l’efficacité. À la discipline. À la cohérence des dépenses publiques.
Elle exerce une influence qui dépasse largement les frontières des Laurentides et trône au sommet de notre palmarès 2026 des femmes les plus influentes des Laurentides.
Un top 10 vivant et évolutif
Ce top 10 ne prétend pas être définitif. Il reflète un moment précis. Les mandats évoluent. Les rapports de force changent. L’influence se transforme.
Il s’agit d’un regard éditorial, fondé sur des postes occupés, des responsabilités assumées et des leviers bien réels. D’autres noms auraient pu s’y retrouver. D’autres trajectoires sont en pleine ascension.
Mais en 2026, lorsqu’on observe où se prennent les décisions et où s’exerce le pouvoir dans les Laurentides, ces dix femmes sont, selon Infos Laurentides, incontournables.

MOTS-CLÉS
Journal Infos Mirabel
Roxanne Therrien
Liza Poulin
France-Élaine Duranceau
Sonia Bélanger
madeleine chenette
Cahier de la femme 2026
Marie-Noëlle Closson-Duquette
Julie Delaney
Sylvie D'Amours