La table SA3, active depuis 2012, regroupe une vingtaine d’organismes qui œuvrent ensemble contre la faim à Saint-Eustache. Parmi ses membres signataires : le Comité d’aide alimentaire des Patriotes (CAAP), le Café Parentèse, le Centre d’entraide Racine-Lavoie et le CISSS des Laurentides. Le comité sur les enjeux de logement, pour sa part, rassemble notamment l’Office régional d’habitation du Lac des Deux-Montagnes, les Artisans de l’aide et la Ville elle-même.
« Face à la crise du logement et à l’augmentation du coût du panier d’épicerie, les tables de concertation jouent un rôle essentiel dans notre milieu », a déclaré le maire Marc Lamarre. « Comme conseil municipal, il était important pour nous de reconnaître leur engagement et de les remercier pour ce travail rassembleur et profondément humain. »
Plus qu’un repas
Pour Priscillia Laplante, directrice du Café Parentèse, la signature du Livre d’Or touche à quelque chose de concret. « La sécurité alimentaire, c’est bien plus qu’offrir des repas : c’est créer des liens, briser l’isolement et prendre soin les uns des autres », dit-elle.
Le Café Parentèse sert actuellement entre 1 000 et 1 500 repas par mois. L’organisme gère aussi un frigo communautaire, financé notamment par Desjardins et la Municipalité de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, où une vingtaine de personnes viennent s’alimenter chaque jour. Les citoyens participent également à le remplir.
Laplante insiste sur la mobilisation collective. « Personne ne peut changer les choses seul et c’est en unissant nos forces que nous pouvons réellement faire une différence », dit-elle. Elle rappelle que c’est la responsabilité de tous d’agir pour soutenir la communauté.
Un financement qui manque à l’appel
Si le Café Parentèse s’en tire bien du côté financier, Laplante soulève un enjeu qui touche bon nombre de ses partenaires : le manque de financement à la mission pour les organismes en sécurité alimentaire.
Le 11 mai, des représentants d’organismes communautaires ont tenu un piquetage devant le bureau du député de Deux-Montagnes, Benoit Charette, dans le cadre du mouvement provincial Le communautaire à boutte. Le message : forcer le gouvernement à ouvrir une table de négociation pour obtenir un financement adéquat et récurrent. Ce n’est pas la première fois que la région se mobilise sur cet enjeu.
Un portrait complet du Café Parentèse a été publié dans L’Éveil en avril 2026.

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