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Cinq ans plus tard – Le Café Parenthèse déborde toujours

Photo tirée de la page Facebook du Café Parenthèse – Cinq ans du Café Parenthèse :

Un milieu de vie devenu essentiel

Cinq ans plus tard – Le Café Parenthèse déborde toujours

Publié le 23/04/2026

Le 25 février dernier, près de 200 personnes se sont réunies à la Petite Église de Saint-Eustache pour souligner le 5e anniversaire du Café Parenthèse.

La salle était pleine à capacité. « Heureusement qu’il pleuvait, sinon on aurait dû refuser des gens », mentionne Priscillia Laplante, directrice de l’organisme.

Le Café Parenthèse, un organisme de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, est un milieu de vie ouvert à tous, mais qui s’adresse particulièrement aux personnes marginalisées, isolées ou en situation de vulnérabilité. L’organisme mise sur un haut seuil de tolérance et vise à aider les gens à reprendre le contrôle de leur vie à travers des activités de socialisation, d’entraide et d’intervention. Certains des bénévoles présents lors de la soirée d’anniversaire sont d’ailleurs eux-mêmes des usagers du café.

Un projet né de la pandémie

C’est en pleine pandémie que Priscillia Laplante, alors responsable des communications, et Mathieu Lavoie, travailleur de rue, ont décidé d’ouvrir le Café Parenthèse en collaboration avec l’Atelier Ensemble on se Tient. « On a démarré ça pendant la pandémie. Les bailleurs de fonds se questionnaient à savoir qu’après la pandémie, est-ce que la pertinence de l’organisme va être encore là? », raconte celle qui a éventuellement pris la direction de l’organisme. Cinq ans plus tard, la réponse est assez claire.

Un organisme qui a pris de l’ampleur

Aujourd’hui, le Café Parenthèse compte 14 employés et fonctionne avec un demi-million de dollars en subventions annuelles, qui ne sont plus liées à la pandémie. L’organisme dessert une clientèle variée : personnes en situation de pauvreté, d’isolement, de dépendance, d’itinérance ou vivant avec des enjeux de santé mentale. « Les gens qui se font mettre dehors de tous les organismes viennent chez nous et fonctionnent bien chez nous », souligne madame Laplante. L’approche du Café Parenthèse s’apparente à du travail de rue, mais dans un milieu de vie plutôt que dans la rue.

Du 1er novembre au 31 mars, l’organisme a également le mandat de halte chaleur, qui a enregistré entre 700 et 800 présences cette année, rejoignant plus d’une centaine de personnes différentes. L’organisme accueille aussi régulièrement des musiciens et des groupes qui viennent jouer bénévolement pour les usagers.

Le Café Parenthèse est aussi actif dans le mouvement du communautaire à boutte. Le point de presse de la MRC de Deux-Montagnes, Mirabel et Thérèse-De Blainville a d’ailleurs eu lieu le 19 mars dernier dans les locaux du café.

Exemplaires du recueil Passages des pas sages empilés sur une nappe colorée aux motifs tissés, brochures du Café Parenthèse
Photo courtoisie – Ancienne enseignante et travailleuse sociale, Marguerite Paradis a piloté la création du recueil Passages des pas sages, regroupant des récits de femmes et d’hommes fréquentant le Café Parenthèse.

Des initiatives qui dépassent les murs du café

Deux projets financés par le CISSS des Laurentides témoignent du rayonnement de l’organisme. Jonathan Dupuis, entrepreneur et tatoueur de la région, a réalisé une murale d’environ 25 pieds portant sur la dépendance aux jeux de hasard et d’argent. Pour créer son œuvre, il a rencontré les usagers de l’organisme, travaillant de nuit pour compléter le projet. De son côté, l’organisme a mené un travail de sensibilisation dans les bars et les casinos, transmettant de l’information aux propriétaires et employés pour qu’ils puissent orienter les personnes en détresse.

Du côté littéraire, Marguerite Paradis, ancienne enseignante et travailleuse sociale, a piloté la création du recueil Le passage des pas sages, regroupant des récits de vie de femmes, d’hommes et de personnes neuroatypiques. Les 100 exemplaires imprimés se sont rapidement tous vendus. Le livre est toujours disponible chez l’éditeur au coût de 19,99 $ sur le site www.editionsjfd.com.

Murale peinte sur un mur intérieur représentant une scène surréaliste autour d'une table de poker avec silhouettes stylisées
Photo courtoisie – L’entrepreneur et tatoueur Jonathan Dupuis a réalisé cette murale d’environ 25 pieds portant sur la dépendance aux jeux de hasard et d’argent, un projet financé par le CISSS des Laurentides au Café Parenthèse.

Ce qui s’en vient

Le Café Parenthèse ne compte pas s’arrêter là. L’organisme développe présentement le volet Travail Alternatif Payé à la Journée (TAPAJ) et travaille sur un projet de maison de chambres visant à offrir un encadrement aux résidents pour les aider à maintenir leur logement, gérer leur budget, leur hygiène et leur alimentation.