Ce prix, remis par le Regroupement québécois du parrainage civique (RQPC) et nommé en l’honneur de Gérard Hamon, qui a introduit à la fin des années 1970 le mouvement du parrainage civique au Québec, vise à souligner l’excellence d’un jumelage particulièrement « riche et significatif ». La relation doit aussi avoir permis de « développer les qualités personnelles, la confiance en soi, les aptitudes sociales et la participation citoyenne de la personne filleule ».
Chaque année, des jumelages sont ainsi mis en valeur par un jury constitué de vainqueurs de l’année précédente et de membres du RQPC, mais aussi par le public via un vote populaire sur Facebook.
La remise des prix pour cette édition 2026 s’est déroulée lors d’un événement virtuel. En tout, 44 jumelages représentant 11 organismes de parrainage civique au Québec avaient soumis leurs candidatures autour de la thématique « Qu’est-ce qui illustre le mieux votre jumelage ? ». Les parrains, marraines, filleuls et filleules devaient, en guise d’inscription, envoyer une photo d’eux ainsi qu’un bref témoignage sur la relation qu’ils partagent.
Une relation sincère et privilégiée
Après analyse, le jury a ainsi retenu, parmi les trois prix qu’il avait à remettre, le jumelage entre Sandrine Lemire Roy, une marraine de Saint-Lin-Laurentides, et Stéphanie Hamel, une filleule de Saint-Jérôme. Aux yeux des membres de ce jury, ce jumelage a su se démarquer par la qualité du lien et l’engagement partagé, mais constitue aussi « une relation sincère, construite autour du respect, du temps et du partage ».
Partageant une relation qu’elles adorent au plus haut point depuis bientôt trois ans, Sandrine Lemire Roy et Stéphanie Hamel n’hésitent pas à dire que celle-ci leur apporte à toutes deux joie, bonheur et plaisir à travers diverses activités (spectacles, cinéma, restaurant planche à pagaie, sorties dans un verger ou à la cabane à sucre, bricolage et autres).
« Stéphanie est un vrai rayon de soleil. Elle est toujours partante pour faire n’importe quelle activité. Sans le Parrainage civique, je n’aurais jamais eu la chance de la rencontrer et de pouvoir former une si belle amitié. Travaillant à temps plein avec une clientèle présentant une déficience intellectuelle (DI) ou un trouble du spectre de l’autisme (TSA), Stéphanie me motive à continuer mon travail quotidien », de témoigner Sandrine Lemire Roy qui est à l’emploi du Centre intégré de santé et de services sociaux des Laurentides (CISSS) des Laurentides depuis cinq ans.
De son côté, Stéphanie Hamel dit avoir beaucoup de plaisir à faire des activités et à être dans le moment présent avec sa marraine. « Ce que j’aime de mon jumelage, c’est le fait qu’elle soit toujours présente pour moi. J’apprécie son sourire et sa bonne humeur chaque fois que nous sommes ensemble. J’adore lorsqu’on fait des activités ensemble en personne. Sa bonne humeur est contagieuse et j’espère que nous serons ensemble très longtemps », de partager la Jérômienne.

Des filleuls et filleules en attente d’un jumelage
Dans la région, l’organisme Parrainage civique Basses-Laurentides peut compter sur 88 parrains et marraines jumelés à autant de filleuls et filleules. Mais, 42 personnes marginalisées, en raison de déficience intellectuelle, de problèmes de santé mentale ou de handicap physique, sont toujours en attente d’un jumelage.
« Moi, je connaissais déjà l’organisme pour y avoir fait un stage en travail social pendant un an et organisé une activité de financement. Après, je me suis dit, pourquoi ne pas m’impliquer comme bénévole ? Ça ouvre des horizons. C’est une fierté et c’est gratifiant de faire du bien à quelqu’un d’autre. Juste de voir le bien-être que ça apporte à une personne, c’est suffisant pour convaincre quelqu’un de devenir bénévole. Ça apporte une belle légèreté », explique Sandrine.
Lorsqu’une personne désire être parrain ou marraine, celle-ci s’engage à consacrer un minimum de deux à trois heures par mois à la personne filleule avec laquelle elle sera jumelée. Dans un premier temps, des propositions sont soumises, puis, une fois le choix fait, une rencontre est organisée pour voir si le jumelage est possible.
« Dans mon cas, cela a immédiatement ‘’cliqué’’ avec Stéphanie. Tu le sais immédiatement. Elle est tellement enjouée, pétillante, rieuse. Un rien lui fait plaisir. Juste le fait d’être avec elle la rend contente », raconte Sandrine, qui conseille aux futurs parrains et marraines de bien prendre le temps de rencontrer la personne afin d’éviter de lui donner de « faux espoirs ».
Renseignements additionnels
Pour en savoir davantage, il suffit de visiter le site web ou de suivre la page Facebook.
Les bénévoles potentiels peuvent aussi trouver les réponses à leurs questions en appelant sans frais au 1 877 Parrain (1 877 727-7246) ou en communiquant directement avec l’organisme Parrainage civique Basses-Laurentides au 450 430-8177.
