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« On ne fait pas ça pour l’argent, mais pour le cœur »

Photo courtoisie – Anthony Pyram, chanteur et chorégraphe de la troupe Vertiges, incarne sa passion pour la scène à travers les spectacles musicaux présentés dans les résidences pour aînés et lors d’événements caritatifs.

« On ne fait pas ça pour l’argent, mais pour le cœur »

Publié le 23/03/2026

Chanteur et chorégraphe au sein de la troupe Vertiges depuis 2015, Anthony Pyram, un résident de Saint-Eustache, incarne la passion artistique à l’état pur. Son arrivée dans la troupe relève d’un heureux concours de circonstances.

« C’est un petit monde », raconte-t-il en évoquant sa rencontre avec Pyerre Boisvert, producteur et directeur artistique de la troupe Vertiges. Chauffeur d’autobus à Montréal à l’époque, il est invité à passer une audition pour la production Quand la musique est bonne, une audition qui lui a permis d’entamer un parcours de 11 ans.

Vertiges : plus qu’une chorale

Anthony insiste : Vertiges n’est pas une simple chorale. Fondée en 1997, elle est composée de 14 artistes amateurs de chant et de danse venant de la grande région métropolitaine. Cettetroupe produit des revues musicales en y intégrant chant et danse, dans une sauce « Glee Club » québécoise. « Je considère Vertiges comme des chanteurs-danseurs », assurait Anthony.

La troupe propose un répertoire varié, en français comme en anglais, et multiplie les clins d’œil à de grands artistes, dont Jean-Jacques Goldman, auteur de la chanson Quand la musique est bonne qui a même salué leur medley.

Le spectacle Quand la musique est bonne comprend près d’une trentaine de chansons, avec changements de costumes et chorégraphies soutenues. « On a quatre micros pour quinze personnes. Il faut s’organiser! » dit-il, soulignant la logistique impressionnante derrière chaque représentation.

Une mission sociale assumée

Présentés plus de 80 fois depuis 2025, Quand la musique est bonne et Vertiges en solos : des airs de Noël se sont produit majoritairement dans des résidences pour aînés et lors d’événements caritatifs. « On n’est pas là pour faire de l’argent, soulignait-il. La plupart des spectacles, on n’est même pas payés. On fait ça pour le bien des gens. Pour le cœur ». Il évoque ces moments où il voit des spectateurs pleurer : « Le fait de savoir que tu les as touchés… c’est ça notre paye. Aller voir le monde heureux. Sentir leur émotion. »

Depuis l’adolescence, la musique accompagne Anthony. À l’université, il s’investit dans les comédies musicales, notamment dans une production d’envergure parrainée par Bruno Pelletier et vue par Luc Plamondon. Il y signe les arrangements vocaux et dirige une chorale de 16 personnes. Plus récemment, il a interprété Quasimodo dans Notre-Dame de Paris, un rôle marquant : « C’était le rôle de ma vie. Le monde avait trouvé que c’était vraiment bon. J’ai adoré ce rôle-là. »

Pas de quête de vedettariat

Bien qu’il ait auditionné pour certaines productions professionnelles, Anthony ne court pas après la célébrité. « Je n’ai pas d’idée de grandeur de vouloir faire partie du showbiz. Je suis très satisfait avec ce que je fais ».

Après 11 ans au sein de Vertiges, il continue d’y trouver le même plaisir : c’est-à-dire, continuer de s’impliquer et rendre les gens heureux en faisant des spectacles. Pour lui, la définition d’un artiste est simple : « C’est pour la passion. Pour toucher les gens ».

Pour en savoir plus, visitez le site de Vertiges.