Le 1er février 2026, Alain Choquette remontera sur scène au Zénith Promutuel Assurances avec Entre histoires et illusions, son 12e spectacle solo en 35 ans de carrière. Plus qu’un simple rendez-vous avec la magie, cette nouvelle proposition se veut un voyage intime à travers l’histoire de l’illusion… et celle d’un artiste qui n’a jamais cessé d’y croire.
À 63 ans, Choquette n’est plus à présenter. Grande carrière à l’international, vivant de la magie, reliant les générations par des numéros devenus emblématiques.
La magie comme patrimoine
Dans Entre histoires et illusions, Alain Choquette revisite les tours qui ont marqué sa carrière et l’ont mené sur les scènes du monde entier. Surtout, il parle de ses inspirations comme Harry Houdini ou encore Ozzy Smith qui continuent encore aujourd’hui de fasciner, en rappelant que l’humour est une intégrante de ses spectacles.
« La magie, c’est une émotion avant tout. Et l’humour en fait partie. On joue avec les émotions pour que le numéro se rende jusqu’au bout », explique-t-il. Cet équilibre entre émerveillement, humour et récit fait désormais partie intégrante de sa signature artistique.
Le spectacle, interactif et familial, invite même certains spectateurs à monter sur scène. « La magie, c’est plus fort quand on la vit ensemble », affirme-t-il dans la conclusion de la vidéo promotionnelle du spectacle.
L’école du direct
Le public québécois a découvert Alain Choquette à la fin des années 1980 à l’émission Ad Lib, animée par Jean-Pierre Coallier. Une expérience fondatrice, mais exigeante. « En direct, tu n’as jamais le plein contrôle. Chaque semaine, il fallait créer un nouveau numéro adapté aux invités », se souvient-il.
Les ratés faisaient partie de l’apprentissage. « Il m’est arrivé de me planter, mais on finissait toujours par en rire. Certains invités prenaient même plaisir à me voir me tromper », raconte-t-il en riant. Huit années qui ont forgé son sang-froid et sa capacité d’improvisation.
Une filiation marquante
Parmi ses grandes influences, Alain Choquette cite sans hésiter Garry Ouellet, figure marquante de la magie québécoise aujourd’hui disparue. « On faisait des road trips ensemble jusqu’aux États-Unis pour des spectacles. Malgré qu’on s’était perdu à travers les années, encore aujourd’hui, son influence est bien présente », confie-t-il.
Cette filiation artistique se retrouve aussi dans certains de ses numéros les plus audacieux, dont un présenté au Palais Montcalm où 12 personnes choisies au hasard disparaissaient sur scène. Un tour si marquant que David Copperfield aurait tenté d’en acheter les droits.
Un retour à la maison
Se produire à Saint-Eustache revêt une signification toute particulière pour l’artiste, originaire des Laurentides. « Aller à Saint-Eustache, c’est comme retourner à la maison », lance-t-il, évoquant ses souvenirs de jeunesse.
L’émotion est d’autant plus forte que Choquette avait laissé entendre que son 11e spectacle, La Mémoire du temps, serait le dernier. Des ennuis de santé, depuis 2020, l’ont forcé à ralentir et à revoir sa façon de travailler. « J’y vais au jour le jour », dit-il, conscient des défis liés aux tournées à travers le Québec. Malgré tout, la persévérance est au cœur de sa démarche. Il s’entraîne au gym cinq jours par semaine pour rester en forme et continuer à monter sur scène.
Aujourd’hui, ce sont les spectateurs qui prennent le relais. « Des gens me disent que ce sont leurs parents qui leur ont montré qui j’étais. Des adultes viennent avec leurs enfants. Ça me touche énormément. C’est grâce aux gens qu’on peut vivre de notre passion », souligne-t-il.
Actuellement, le spectacle Entre histoires et illusions a vendu plus de 25 000 billets partout au Québec. Entre son histoire et ses propres illusions, c’est un succès pour Alain Choquette.

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