« Comme membre fondateur, c’est évidemment une fierté de dire qu’on a démarré quelque chose et que, 40 ans plus tard, ça continue à marcher, de voir que la Fondation a atteint sa vitesse de croisière. C’est comme un enfant que tu mets au monde. Tu es fier de chaque étape qu’il franchit. Tu es fier du premier million que la Fondation a amassé, tu es fier du “scanner” qui a été acheté. Je suis aussi fier de la qualité des services que donne l’Hôpital de Saint-Eustache. Je pense que c’est pour ça que les gens donnent aussi à la Fondation », mentionne, en entrevue, celui qui est toujours médecin pratiquant.

Une idée qui fait son chemin
L’idée initiale vient du docteur Champlain Charest qui, au début des années 1980, avait contribué à la création de la Fondation Hôpital Saint-Luc, devenue par la suite la Fondation du CHUM. Également radiologiste à l’Hôpital de Saint-Eustache, il lance en 1986 l’idée de mettre sur pied une fondation à Saint-Eustache.
À l’époque, les hôpitaux francophones commençaient, comme les hôpitaux anglophones et universitaires le faisaient déjà, à se doter de fondations pour financer l’achat de matériel spécialisé et coûteux.
Son idée trouve écho auprès de la direction de l’Hôpital de Saint-Eustache. Un conseil d’administration de quatre personnes est formé : Jean-Guy Nadeau, directeur général de l’hôpital, au poste de vice-président; Phillipe Lalande, trésorier; Monique Blanchard, secrétaire; et Paul-André Hudon, président. Tous sont alors membres du conseil d’administration de l’hôpital. C’est finalement en janvier 1990 que la Fondation Hôpital Saint-Eustache reçoit officiellement sa charte.
Les rangs du conseil sont ensuite élargis afin de recruter des gens représentatifs de la communauté. S’ajoutent donc Jean-Claude Langlois, président-fondateur du Groupe JCL et éditeur des journaux L’Éveil et La Concorde, Guy Bélisle, notaire et ex-maire de Saint-Eustache, ainsi que Luc Bissonnet, Yvon Leroux, Monique Ré, Yves Savard et Sylvain Leblanc. Jean-Claude Langlois est choisi pour présider ce premier conseil d’administration, dont la première réunion se tient le 16 mai 1990 au Centre sportif Saint-Eustache.
Premières activités, premières réalisations
De premières activités de financement sont organisées, notamment des défilés de mode, des télédons et des tirages-voyages. À partir de 1994 s’ajoute le Master de golf, dont la 32e édition s’est tenue le 8 septembre dernier. L’événement, qui a aussi été l’occasion de célébrer les 40 ans de la Fondation, a permis cette année d’amasser 100 685,90 $ net pour soutenir davantage la santé dans les Basses-Laurentides.
En 1995, la Fondation lance sa première campagne majeure afin de doter l’Hôpital de Saint-Eustache d’un tomodensitomètre, communément appelé « scanner ». La campagne connaît du succès et l’équipement est inauguré en 1999, évitant dès lors aux usagers de devoir se déplacer à Montréal pour « passer un scan ».
D’autres campagnes majeures suivent pour financer l’achat de nouveaux équipements médicaux, des travaux d’agrandissement et la construction d’un centre de cancérologie, entre autres. Depuis 1986, grâce à la générosité de ses donateurs et partenaires, la Fondation a remis plus de 25 M$ à l’Hôpital de Saint-Eustache.
Le chemin parcouru
Pour le docteur Paul-André Hudon, l’évolution de la Fondation au fil des ans a été à l’image d’un arbre qui grandit.
« Il y a quelques branches au début, mais rapidement ça se multiplie; un peu comme les activités se sont multipliées. On en a eu de toutes les sortes, dans tous les secteurs. Cela a amené une belle participation, attiré de grands donateurs et contribué à de grandes réalisations », indique le docteur Hudon, qui a agi à titre de coprésident d’honneur de la soirée anniversaire en compagnie de Serge Langlois et Pierre-Marc Langlois, fils et petit-fils de Jean-Claude Langlois, décédé en avril 2012.
Quarante ans plus tard, le docteur Hudon mesure le chemin parcouru, lui qui n’aurait jamais imaginé au départ l’importance que prendrait la Fondation.
« J’ai eu la chance d’être là à un moment stratégique et de participer à l’implantation de plusieurs équipements. Oui, très, très, très fier de tout ce que la Fondation a pu amener afin de fournir des soins de plus en plus complets à l’Hôpital de Saint-Eustache. Aujourd’hui, les gens ne sont plus obligés de se déplacer pour descendre en ville pour certains tests et examens. C’est une grande fierté d’avoir pu participer à cela », conclut le docteur, qui fait partie des 40 personnes honorées lors de cette soirée anniversaire pour avoir contribué, au fil des ans, à l’histoire et au rayonnement de la Fondation Hôpital Saint-Eustache.

MOTS-CLÉS
Saint-Eustache
Hôpital de Saint-Eustache
Fondation Hôpital Saint-Eustache
Paul-André Hudon