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Un parc Nature appelé à s’améliorer progressivement

Photo Benoit Bilodeau – Parc Nature Saint-Eustache

La Ville promet des améliorations

Un parc Nature appelé à s’améliorer progressivement

Publié le 24/09/2026

Consciente que certaines sections des sentiers du parc Nature peuvent être boueuses ou plus difficiles d’accès et que la signalisation est déficiente à plusieurs endroits, la Ville de Saint-Eustache dit travailler activement afin d’améliorer la situation « dans les limites de ce qu’il lui est permis de faire ».

La Ville a ainsi réagi après avoir été mise au courant de la grande déception d’une citoyenne concernant l’état actuel des sentiers du parc Nature. Celle-ci en a d’ailleurs fait part à la Ville dans un courriel envoyé le samedi 12 septembre dernier et adressé en copie conforme à votre hebdo L’ÉVEIL.

Des sentiers mal entretenus

Résidente de Saint-Eustache depuis 2005, Anne Thériault raconte s’être rendue au parc Nature le lundi précédent pour y marcher. Elle dit avoir été « sincèrement surprise » de constater à quel point certains sentiers étaient mal entretenus, et même pratiquement impraticables.

« À plusieurs endroits, de profondes traces de pneus avaient creusé de gros sillons dans le sentier. Avec la boue accumulée dans ces ornières, il devenait très difficile de marcher normalement et de profiter d’une simple promenade », écrit-elle dans son courriel.

Plus loin, poursuit-elle, la végétation avait tellement envahi un sentier qu’il n’était plus possible d’y marcher normalement. « J’ai dû marcher directement dans les herbes hautes pour continuer mon chemin. En plus d’être désagréable, je trouve cette situation préoccupante alors que nous sommes en pleine saison des tiques. »

La signalisation lui est également apparue « insuffisante » et, à plusieurs endroits, « peu intuitive ».

Surtout, Mme Thériault se montre particulièrement déçue du contraste entre l’état actuel des sentiers et tout ce qui a été présenté aux citoyens au sujet du développement du parc Nature. Elle estime que l’endroit a énormément de potentiel, mais, note-t-elle, « encore faut-il que les citoyens puissent réellement y marcher, s’y orienter facilement et en profiter ».

« Le parc du Bois de Belle-Rivière est selon moi un bon exemple. On y conserve pleinement l’impression d’être dans un milieu naturel, tout en ayant des sentiers beaucoup plus faciles et agréables à parcourir », ajoute l’Eustachoise, qui mentionne à L’ÉVEIL que la Ville l’avait appelée pour lui répondre de vive voix.

Pavillon du parc nature Saint-Eustache, bâtiment moderne en bois et métal, avec supports à vélos et moto devant
Photo : Benoît Bilodeau
Le pavillon du parc Nature est situé à l’extrémité nord du boulevard Lavallée, à Saint-Eustache.

Une saison à apprendre

Au fait de la situation, la Ville de Saint-Eustache tient à rappeler que le parc Nature est situé en grande partie en milieu humide et qu’il n’est « ni souhaitable ni possible » d’y intervenir de façon intensive.

« Notre objectif n’est pas de transformer le site, mais plutôt d’en améliorer progressivement l’accessibilité tout en respectant ses caractéristiques écologiques et les contraintes environnementales qui s’y appliquent […] Ce sont des démarches complexes qui demandent du temps », indique, dans un courriel transmis à L’ÉVEIL, Stéphanie Bouchard, directrice du Service des communications et des relations avec les citoyens.

Malgré ces contraintes, la Ville précise que plusieurs travaux ont été réalisés par des employés du Service du sport et du plein air, maintenant au nombre de quatre sur les lieux, et que son objectif était notamment de compléter d’ici la fin de l’année une petite boucle de randonnée pour la rendre plus accessible aux visiteurs.

Sur place, L’ÉVEIL a effectivement constaté que du paillis avait été déposé dans certaines sections de sentiers.

« Il faut comprendre que nous en sommes à notre premier véritable été d’exploitation sur le site. Cette saison nous permet de constater, sur le terrain, comment les différents secteurs réagissent aux conditions météorologiques et à l’achalandage. Nous apprenons beaucoup sur le comportement des sentiers et sur les améliorations qui devront être apportées au fil du temps », précise Stéphanie Bouchard.

Par ailleurs, la Ville reconnaît que la signalisation actuelle peut porter à confusion puisqu’elle combine les parcours hivernaux et estivaux. « Nous souhaitons donc mieux distinguer ces deux réseaux et améliorer la signalétique sur le terrain afin d’offrir une expérience plus claire et plus agréable aux visiteurs », mentionne Mme Bouchard à ce sujet.

Des aménagements à venir

De prochains travaux viseront notamment les tracés actuellement utilisés l’hiver pour le ski de fond, afin qu’ils puissent servir davantage à la randonnée pédestre durant la saison estivale. Les sentiers de raquette, plus étroits et moins appropriés à une fréquentation estivale, ne sont toutefois pas destinés à être ouverts durant cette saison.

« Nous travaillons également sur différents projets d’aménagement, notamment l’installation éventuelle d’une passerelle pour enjamber le cours d’eau. Toutefois, ce projet est à l’étape préliminaire et demeure conditionnel à l’obtention des autorisations nécessaires du ministère de l’Environnement. Il s’agit d’un processus qui comporte plusieurs étapes et qui s’inscrit dans un horizon de plus longue haleine », ajoute Stéphanie Bouchard dans son courriel.

La situation est par ailleurs différente en hiver. Selon la Ville, les conditions sont généralement plus favorables puisque les sentiers, alors gelés ou enneigés, facilitent les déplacements.

Durant l’été, certains secteurs demeureront naturellement plus humides. La Ville assure cependant poursuivre les améliorations « afin d’offrir la meilleure expérience possible aux visiteurs tout en préservant l’intégrité du milieu naturel ».

Pour le moment, elle recommande aux visiteurs de prévoir des chaussures appropriées et de garder à l’esprit qu’ils circulent dans un environnement naturel où les conditions « peuvent varier rapidement ».

Pour en savoir davantage sur le parc Nature, dont l’état des sentiers.