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Un défi pour conserver les pissenlits tant qu’ils sont jaunes

Photo Benoît Bilodeau – Les pissenlits, naturellement présents dans nos pelouses, représentent une source d’approvisionnement importante de nectar et pollen pour les abeilles et insectes pollinisateurs.

Un défi pour conserver les pissenlits tant qu’ils sont jaunes

Publié le 07/05/2026

Même si le beau temps tarde à s’installer pour de bon, cela n’a pas empêché les pissenlits d’apparaître ici et là au cours des derniers jours.

Si la tentation est forte pour plusieurs de les arracher ou de couper son gazon immédiatement pour qu’ils disparaissent, il faut, au contraire, laisser les pissenlits s’épanouir de leur jaune étincelant jusqu’à ce qu’ils flétrissent.

Mis sur pied en 2021 par Christina et David Lee, un couple d’apiculteurs propriétaires de l’entreprise Miel & Co., à Portneuf, le Défi Pissenlits se veut un mouvement visant à sensibiliser la population à l’importance des insectes pollinisateurs. Chaque printemps, villes, organisations et citoyens sont ainsi conviés à retarder la tonte de leur gazon afin d’offrir nectar et pollen aux abeilles grâce aux pissenlits naturellement présents dans nos pelouses.

Le tiers de notre alimentation en cause

« L’objectif est plutôt de laisser le temps aux pollinisateurs de profiter des plantes dès leur éclosion, plutôt que de couper toutes les pousses dès leur apparition. On peut s’appuyer sur l’évolution des pissenlits : les conserver tant qu’ils sont jaunes et les tondre une fois qu’ils se fanent », explique l’organisme Nature-Action Québec, organisme qui poursuit maintenant la mission du couple de Portneuf.

Grâce à ce coup de pouce, les abeilles et autres insectes pollinisateurs ont suffisamment d’énergie pour commencer la saison de pollinisation des plantes et assurer le tiers de notre alimentation. « Les pollinisateurs jouent un rôle vital dans les écosystèmes en assurant la reproduction des plantes à fleurs par la pollinisation. Près de 75 % de la production alimentaire mondiale dépend de leur travail indispensable », ajoute Nature-Action Québec, qui, depuis plus de 38 ans, accompagne les citoyens et organisations dans l’application de meilleures pratiques environnementales.

Plusieurs villes participantes

Cette année encore, plusieurs villes de la région des Laurentides participent au Défi Pissenlits. C’est le cas, entre autres, à Mirabel, à Sainte-Thérèse, à Boisbriand, à Blainville et à Prévost, où la tonte de plusieurs terrains municipaux sera retardée. On fera de même à Saint-Eustache pour les terrains de la mairie, du manoir Globensky, de la caserne de pompiers Henri-Renaud, du Service des travaux publics, du parc du Plateau-des-Chênes et du parc Pierre-Laporte où la première tonte de la saison attendra quelque peu.

« Laisser pousser les pissenlits est une façon simple, mais très efficace, d’aider les pollinisateurs. Cela fait plusieurs années que la Ville effectue cette petite action et nous constatons une participation toujours grandissante, ce qui nous réjouit assurément! », souligne, dans un communiqué de presse, le conseiller municipal du district du Carrefour Nord, Guillaume Lalonde, également président de la Commission de l’environnement de la Ville de Saint-Eustache.

Pour en savoir davantage, il suffit de consulter le site https://defipissenlits.ca.