Destiné aux jeunes âgés de 12 à 35 ans, le programme vise à encourager les valeurs entrepreneuriales et la prise en charge de projets sociaux, que ce soit en rapport avec l’école ou non. Des bourses de 500 $ sont attribuées afin de soutenir concrètement les initiatives retenues.
Lancé par Persévérons Ensemble, le projet est réalisé en collaboration avec les Carrefour jeunesse-emploi Thérèse-De Blainville, le Carrefour jeunesse-emploi de Deux-Montagnes, la Chambre de commerce et d’industrie Thérèse-De Blainville, la Chambre de commerce et d’industrie de Deux-Montagnes ainsi que le CISSS des Laurentides.
« Le fait de pouvoir se tromper nous permet d’essayer des choses, affirmait Nathaniel Bronner, coanimateur de la soirée, en soulignant le courage des jeunes à présenter leurs projets.
Les neuf projets en lice témoignent d’une créativité remarquable.
Aqua-Art, fondé par Isabella Suarez, 14 ans, mise sur la vente de sculptures réalisées en 20 minutes, offertes à 12 $ chacune. Déjà à sa deuxième entreprise, la jeune entrepreneure fait du porte-à-porte et accepte les commandes spéciales. Avec le retour des danses communautaires, Kellyssia (16 ans) et Corina Brière (15 ans) souhaitent offrir aux adolescents de 13 à 17 ans un espace sécuritaire pour se rassembler. Un événement, prévu le 13 mars 2026, propose une soirée à 5 $, organisée par un comité de huit jeunes.
À la Polyvalente Deux-Montagnes, une classe PFAE (Programme de formation axé sur l’emploi, un pôle important de la commission scolaire) lance Le p’tit comptoir, un service alimentaire à petits prix destiné aux quelque 700 élèves de l’école. Du côté social, Kaurine Vaillancourt, 18 ans, propose une Carte solidaire et espace d’aide communautaire. Cette carte physique interactive, dotée d’un code QR, regroupera en un seul outil les ressources d’urgence, les organismes et les services d’accompagnement destinés aux personnes à faible revenu. « Personne ne devrait chercher à survivre », résume-t-elle.
Simon Tardif, 14 ans, a quant à lui lancé Gazon Simon dès l’âge de 12 ans. Après avoir investi plus de 2 000 $ en équipement — et même conçu sa propre remorque — il offre la tonte de pelouse à 50 $ et souhaite augmenter ses contrats afin de poursuivre ses investissements. Le groupe Envolution, issu de la Maison des jeunes des Basses-Laurentides, prépare un spectacle-bénéfice visant à récolter jusqu’à 3 000 $ pour soutenir des jeunes vivant des moments difficiles. Leur mission : offrir un espace d’expression et de dépassement de soi grâce à la musique.
À Oka, Lili-Rose Thériault (15 ans) et Zoé Bernier (16 ans) pilotent la COOP de la galerie du Café des Arts, qui permet aux élèves d’exposer leurs œuvres. Comme autre projet à Oka, le comité étudiant derrière ESPace Bistro développe un café scolaire favorisant l’estime de soi et l’apprentissage du service à la clientèle.
Enfin, avec Art-Beau R Essence, Ève Pharand Descarie mise sur un projet artistique et socio-écologique itinérant. Son ambition : transformer un autobus en centre mobile de création et de diffusion afin d’offrir des spectacles gratuits dans les parcs, résidences et églises.
Les membres du jury cette année étaient Marie-Noelle Closson-Duquette, Annie Langlois, Judith Neveu, Najomie Cournoyer Sinnathurai, Mathilde Fays et Julie Desjardins. Les Mentors, qui célèbrent leur 10e anniversaire, offrent surtout une vitrine et un accompagnement. À travers ces initiatives, une chose apparaît évidente : la relève entrepreneuriale des Basses-Laurentides ne manque pas d’audace dans ses ambitions.

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