La date de la tenue de l’assemblée générale d’élection n’a toutefois pas encore été déterminée.
Quelques jours après que l’assemblée des gens d’affaires ait exigé des élections, la CCI2M lance la tenue de son assemblée générale d’élection afin d’élire un nouveau conseil d’administration, précise la directrice générale.
Pour Arianne Collin, il s’agit d’un processus statutaire, exigeant chaque année, entre le 1er mai et le 30 juin, une assemblée générale d’élection. Un comité de mise en nomination a été formé conformément aux règlements de l’organisation. Il a pour mandat d’identifier les candidats pour les postes au conseil d’administration et préparer la liste électorale.
Pour une saine gouvernance
Tous les membres ont le droit de déposer leur candidature et de faire valoir leur intérêt à siéger comme administrateur, insiste-t-elle, appelant au respect scrupuleux de cette procédure annuelle. Il en va du maintien de la saine gouvernance de l’organisation et du développement du milieu entrepreneurial.
Les candidats ont 15 jours pour remplir un formulaire avec l’appui de cinq membres de la Chambre de commerce et soumettre leur candidature au siège social pour évaluation. Une assemblée générale d’élection sera ensuite convoquée dans un délai de 20 jours.
La Chambre met un point d’honneur à la diversité de personnalités afin d’obtenir « une diversité d’opinions », indique la directrice. « Avoir, par exemple, 10 comptables autour de la table, c’est bien », mais cela « n’amènera, peut-être pas la vision de communication », a-t-elle expliqué, ajoutant qu’on cherche « des profils qui sont différents ».

Du pain sur la planche
Un travail colossal attend le nouveau CA. Depuis la clôture de son exercice financier du 30 juin 2025, les états financiers de la Chambre n’ont toujours pas été présentés. Lors de l’assemblée du 27 janvier 2026, les membres ont refusé d’adopter l’ordre du jour qui prévoyait la présentation.
« C’est sûr que les états financiers, c’est préoccupant actuellement. Il faut vraiment amorcer une redirection au niveau des finances pour redresser la barre », a déclaré la directrice générale, ajoutant qu’on ne peut « pas permettre de refaire un autre déficit pendant plusieurs années ». Selon elle, le prochain conseil d’administration aura le mandat « d’évaluer les grandes orientations à reprendre » et de réévaluer « la programmation [et] les postes ».
L’ancien conseil mené par Clément Charest reconnaissait l’accumulation de retards dans la production des états financiers, expliquant ce décalage par l’instabilité qui régnait dans l’organisation.
Un appel à la civilité
La dernière assemblée générale annuelle s’est déroulée dans un climat tendu. Arianne Collin rappelle que « toute activité ou assemblée de la Chambre doit être faite dans le respect des règles et des normes » et que « la sérénité est essentielle ».
Elle déplore que certains échanges aient « malheureusement présenté des manquements à ces principes », notamment au niveau du droit de parole et du ton employé. Elle prévient que de tels comportements ne seront plus tolérés et souhaite « mettre en place un processus démocratique bien encadré » afin de préserver « une civilité qui représente bien nos gens d’affaires ».
Les membres augmentent la pression
Certains membres ont convoqué une conférence de presse le lundi 9 février au Salon funéraire Goyer, devant une quinzaine de personnes et membres des médias, afin de réitérer la volonté de voir se tenir rapidement une assemblée générale d’élection.
Mandaté par un groupe de gens d’affaires, Stéphane Patrie a rappelé que, lors de l’assemblée du 27 janvier dernier, une forte majorité des membres présents avait exigé la tenue d’élections afin de renouveler le conseil d’administration, conformément à la Loi sur les chambres de commerce. Devant l’absence de réponse claire quant à la fixation d’une date, les membres concernés annoncent leur intention de convoquer une assemblée générale extraordinaire, possiblement le 12 mars, selon les membres concernés, afin de procéder à l’élection des administrateurs et à une mise à jour des règlements généraux « plus que nécessaire », selon M. Patrie.

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