C’est du moins ce qui se dégage du rapport que vient de dévoiler la Municipalité de Saint-Joseph-du-Lac à la suite de la consultation publique tenue le 3 juin dernier sur l’avenir et l’utilisation de ce bâtiment construit à la fin des années 1800.
Tenue à l’intérieur même de l’église joséphoise, plus de 90 personnes y avaient pris part et avaient partagé leurs idées autour de différentes tables rondes.
« C’est avec une grande fierté que je vous annonçais l’an dernier l’acquisition officielle de l’église de Saint-Joseph-du-Lac. Cette étape marquait un moment clé dans la démarche entreprise par le conseil municipal, réaffirmant notre volonté de préserver ce bâtiment emblématique, véritable témoin de notre histoire locale. Aujourd’hui, au-delà de sa sauvegarde, nous souhaitons lui redonner une place centrale dans notre vie communautaire. C’est pourquoi [cette] consultation publique [a été tenue] afin d’échanger avec les citoyens sur l’avenir de ce lieu unique et de réfléchir collectivement à sa vocation future », d’écrire, dans le bulletin de juin dernier de la Municipalité, le maire de Saint-Joseph-du-Lac, Benoit Proulx.
Usages à privilégier et considérations à retenir
Préparé par l’Atelier Urbain, qui a assuré l’organisation et l’animation de cette démarche de consultation, le rapport précise les principaux usages à privilégier dans ce nouveau lieu, soit, par ordre de priorité, une salle polyvalente (location, fêtes, 5 à 7), une salle de spectacle avec scène intérieure, un marché intérieur (produits locaux, Noël), une exposition commémorative ou artistique, des cours collectifs (yoga, ateliers, clubs) et une halte vélo.
Les participants ont aussi évoqué quelques considérations à retenir lorsque viendra le temps de définir la vocation qui sera donnée à l’église patrimoniale.
Ainsi, il est souhaité d’éviter la concurrence avec les commerces locaux et les services déjà offerts dans la municipalité et de viser la rentabilité avec des activités génératrices de revenus (locations) qui pourraient compenser les coûts d’opération et d’entretien élevés.
On demande également de préserver le cachet patrimonial du bâtiment sans dénaturer les lieux et d’explorer comment évoquer le passé religieux malgré la désacralisation, « car il s’agit d’un élément d’attachement pour certains », de privilégier des usages qui limitent les nuisances liées au bruit, à la circulation et au stationnement et, enfin, de consulter les jeunes et de rendre le lieu attractif pour eux.
Un peu d’histoire…
Cité comme immeuble patrimonial par la Municipalité de Saint-Joseph-du-Lac en septembre 2024, l’église a été construite sur une période de cinq ans, entre 1880 et 1885, et consacrée officiellement en 1895, selon les informations recueillies sur le site web Patrimoine Laurentides.
Faisant face à l’oratoire Saint-Joseph, situé beaucoup plus loin, à Montréal, le bâtiment du chemin Principal est constitué en façade de pierres de taille et est coiffé d’un clocher à double lanterne, reproduisant le modèle d’une église située à Saint-Norbert-de-Berthier.
Rénovée à plusieurs reprises depuis sa construction, l’église de Saint-Joseph-du-Lac a subi ses plus récentes modifications en 1955 à l’occasion des célébrations entourant le centenaire de la paroisse. Ces modifications ont donné l’aspect intérieur tel qu’il est possible de le voir aujourd’hui.
Au lendemain de la pandémie de la COVID-19, l’église a cependant été menacée de fermeture et de démolition en raison de la baisse de fréquentation aux messes et autres célébrations religieuses ainsi que des coûts d’entretien grandissants que devait assumer la Fabrique de la paroisse Saint-François-d’Assise, alors propriétaire du bâtiment.
Après son rachat, une dernière messe y a été célébrée le 7 septembre 2025.
Consulter le rapport de l’Atelier Urbain.

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Benoit Proulx
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