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Jardin scolaire de l’école Curé-Paquin : un avenir à préciser

Photo Vincent Yergeau – Une vue toute récente sur le jardin de l’école Curé-Paquin, à Saint-Eustache.

Jardin scolaire de l’école Curé-Paquin : un avenir à préciser

Publié le 29/10/2026

Aménagé à l’occasion de l’ouverture en 2020 de la nouvelle école Curé-Paquin, à Saint-Eustache, le jardin scolaire qui devait offrir aux élèves un contact privilégié avec la nature est dans un tel état qu’il a incité une citoyenne du quartier à interpeller le Centre de services scolaire des Mille-Îles (CSSMI).

Le 1er octobre, Anne Thériault, mère de deux enfants ayant fréquenté l’établissement, s’est d’ailleurs adressée par courriel au CSSMI pour dénoncer le manque apparent d’entretien et demander quelles mesures pourraient être prises pour remettre l’espace en valeur.

« Les bacs sont envahis par la végétation. Des arbres et arbustes ont maintenant atteint une taille considérable, certains poussant directement dans l’aménagement et contre la clôture. Il ne s’agit manifestement pas d’une seule saison de négligence. C’est d’autant plus regrettable que cet espace avait un réel potentiel pédagogique », écrit Mme Thériault, pour qui, comme contribuable, il « est difficile de voir un aménagement conçu et financé pour les élèves se détériorer aussi rapidement faute de continuité et d’entretien ».

Un projet qui n’a pas pris son envol

Le jardin comprend notamment une quinzaine de bacs de jardinage, une clôture et un accès à l’eau. Pour Mme Thériault, cet aménagement aurait pu servir à des activités éducatives consacrées au jardinage, à la biodiversité et au respect de l’environnement.

« C’est mon école de quartier, mes enfants, ils ont été là », explique-t-elle, évoquant l’attachement qu’elle conserve envers l’établissement, même si ses deux enfants fréquentent maintenant le secondaire, tout en déplorant que le jardin n’ait jamais vraiment pris son envol.

« Avec la croissance actuelle de la végétation, je crains que d’ici une ou deux saisons, sa remise en état soit beaucoup plus difficile et coûteuse », souligne-t-elle.

Des ressources limitées

Si le CSSMI, joint par votre hebdo L’ÉVEIL, reconnaît le potentiel pédagogique du jardin, celui-ci souligne les difficultés liées à son entretien pour expliquer la situation.

Par l’entremise de Mélanie Poirier, coordonnatrice aux communications, le CSSMI rappelle que le jardin s’inscrivait dans la démarche de certification LEED de l’école, laquelle prévoyait notamment l’intégration d’aménagements favorisant l’éducation à l’environnement et le verdissement du milieu. Le coût de l’aménagement initial est évalué à environ 25 000 $, selon Mme Poirier.

Le centre de services souligne toutefois que sa pérennité exige un entretien régulier, particulièrement durant la période estivale où les activités scolaires sont interrompues.

« Au fil du temps, il est apparu que les ressources nécessaires pour maintenir pleinement cet espace excédaient les capacités disponibles à l’école. Les équipes sur le terrain doivent déjà répondre à de nombreuses priorités liées à l’entretien du bâtiment et des terrains ainsi qu’au maintien d’un environnement sécuritaire pour les élèves et le personnel », indique Mélanie Poirier.

Une avenue communautaire ?

Cela dit, le CSSMI, qui se dit sensible à l’intérêt manifesté pour ce jardin, mentionne qu’il cherche à déterminer « les meilleures façons de mettre à profit cet espace dans le contexte actuel, tout en tenant compte des ressources disponibles, des coûts associés à son entretien et des besoins de la communauté scolaire ».

Le CSSMI se dit également ouvert à discuter avec des partenaires du milieu d’une utilisation communautaire en dehors des périodes scolaires, notamment durant l’été. Cette avenue reste à préciser et devra tenir compte des coûts, de la sécurité et des responsabilités d’entretien.

De son côté, Mme Thériault souhaite que des actions soient entreprises rapidement, craignant que la remise en état du jardin devienne plus complexe et coûteuse si la situation perdure.

Pour elle, l’essentiel est que cet espace conçu pour les jeunes ne soit pas laissé à l’abandon et que son potentiel puisse enfin être exploité. « Il faut juste être imaginatif parce que tout [est] là », de conclure Mme Thériault.