Après ces 24 heures, 83 652 repas ont été préparés.
L’événement s’est déroulé le 15 août au 1034, boulevard Arthur-Sauvé, avec la participation de chefs, de bénévoles, de partenaires et de membres de la communauté. Au-delà de la performance, l’organisatrice voulait donner une portée sociale au projet en distribuant une partie des repas à des personnes et à des organismes dans le besoin.
« Je tente de battre le record de Guinness World Records en préparant 100 000 repas en 24 heures », explique la cheffe. Le précédent record évoqué dans le cadre du projet était de 79 591 repas.
Une passion née au Togo
Originaire du Togo et maintenant établie au Canada, Kafui Gagou affirme que sa passion pour la cuisine remonte à son enfance. Sa mère aurait joué un rôle déterminant dans son parcours.
« Ma passion pour la cuisine vient de ma mère, qui m’a inspirée dès mon plus jeune âge », raconte-t-elle.
Après avoir entrepris une formation culinaire en France, où elle a obtenu son diplôme en 2017, elle s’est installée au Canada afin de poursuivre sa carrière. Elle y a également ouvert un restaurant au Québec.
La cheffe affirme avoir présenté sa candidature à Guinness World Records en 2020. Celle-ci aurait été acceptée en 2026, ouvrant la voie à son projet de tenter d’établir une nouvelle marque.
Nourrir plutôt que simplement performer
Derrière l’objectif de 100 000 repas se trouvait une motivation qui dépasse le record. La cheffe souhaitait utiliser l’événement pour sensibiliser à l’insécurité alimentaire et venir en aide à des personnes de la communauté.
« Ce projet est porté par ma passion et ma mission de lutter contre l’insécurité alimentaire », affirme-t-elle.
Les repas préparés doivent notamment être remis à des organismes d’aide locaux. Des membres de la population étaient également invités à venir chercher de la nourriture sur place.
Un projet financé en grande partie par l’organisatrice
Un défi de cette ampleur nécessite toutefois des ressources considérables. La cheffe dit avoir rencontré des difficultés pour obtenir du financement auprès de ministères et d’organisations.
Malgré ces obstacles, elle a réussi à obtenir des dons alimentaires de certains partenaires et affirme avoir assumé elle-même une partie importante des dépenses, en comptant sur une équipe d’environ 80 personnes pour mener à bien l’opération, soit quelque 40 chefs et 40 bénévoles chargés notamment de l’emballage des repas.
Pour la cheffe, cette tentative de record représente bien plus qu’une performance culinaire. Elle souhaite faire connaître son parcours, mettre en valeur le patrimoine africain et mobiliser la communauté québécoise autour d’une initiative axée sur le partage.

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