En dehors des quatre équipes toujours dans la course au championnat, les quatorze autres ont déjà vu leurs joueurs faire leurs valises pour la saison morte. Ces semaines nébuleuses entre l’été et la campagne de hockey, tout courriel demandant à discuter s’accompagne d’un « est-il toujours en ville ? » Nathan Brisson, lui, est resté dans le patelin de son équipe junior, en attendant de terminer la session.
En attendant de connaître ses résultats scolaires, le capitaine des Foreurs reçoit, avec le Trophée Marcel-Robert, une reconnaissance qui ne figure pas au bulletin, mais qui compte à ses yeux, à ceux de sa famille et à ceux de la ligue. Il soutient même avoir dit à ses parents qu’il s’agissait d’un honneur qu’il souhaitait emporter.
Dans un communiqué de la ligue, on lit que l’Eustachois complète ses études en sciences de la nature au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, où il maintient des résultats allant bien au-delà des 90 % dans la grande majorité de ses cours. Il complète aussi, chez les Foreurs, l’un des meilleurs trios d’attaquants de la LHJMQ avec Philippe Veilleux et Maxime Coursol. Brisson a terminé la saison régulière avec 64 points en 50 rencontres.
Ces matchs ratés, ce n’est pas une blessure qui l’a gardé à l’écart, mais un épisode de mononucléose. Durant cette période, il est resté chez sa famille, à Saint-Eustache à quelques heures de Val-d’Or, puisqu’il ne pouvait rien faire, rapporte-t-il. « C’est sûr que j’ai dû repousser certains travaux, mais mes profs ont été très compréhensifs. » C’est d’ailleurs cette même route qui lie Val-d’Or au restant de la province. Les voyages en autobus sont longs, et parfois c’est le seul moment de répit en dehors des périodes d’études pour mettre la main à la pâte — ou, dans son cas, crayon à la main.
Il n’hésite pas non plus à créditer ses parents pour l’avoir épaulé à travers ces semaines de guérison. Ce sont eux, d’ailleurs, qui lui ont annoncé son obtention de la mention d’étudiant-athlète de l’année dans le circuit Cecchini, par une vidéo. « J’étais très émotif et ça m’a pris un petit instant avant de le réaliser », avance-t-il.
Il ne s’en cache toutefois pas : il tenait à remporter cet honneur lors de son passage dans la LHJMQ, le seul trophée qui ne repose pas sur les performances sportives. Il en rit aujourd’hui, mais il admet que l’école n’a pas toujours été le terreau fertile aux 90 % qu’il va chercher maintenant. Chez les Brisson, par contre, l’école, c’est non négociable, et Nathan tient à ce que ce soit clair.
Et tout cela, dans le but éventuellement de poursuivre en droit à l’université.

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