Le comité organisateur a dévoilé, le 11 juin, un legs de 400 000 $ qui servira à soutenir différents projets sportifs dans les Laurentides.
Réunis pour une dernière fois à titre d’organisateurs, les responsables de l’événement ont profité de l’occasion pour dresser le bilan d’une aventure qui a mobilisé des milliers de personnes pendant plusieurs années.
Accompagné des coprésidents Martin Breault et Cynthia Kabis, le directeur général François Rioux a confirmé que la somme sera versée dans le cadre du programme « Legs Jeux du Québec Blainville 2026 ».
« Le surplus va servir à faire perdurer l’esprit sportif », a indiqué Mme Kabis.
Au total, 84 projets ont été déposés par des organismes et intervenants du milieu sportif régional. Tous ne seront pas retenus, mais le comité prévoit annoncer les projets sélectionnés au cours de l’automne.
« Une des questions qu’on s’est posées rapidement, c’était : comment peut-on redonner à la communauté? », a expliqué M. Breault.
Le legs servira notamment à soutenir des initiatives favorisant l’accessibilité au sport, le développement de projets structurants ainsi que la promotion de l’équité et de l’inclusion dans les activités physiques.

Un bilan positif
Maintenant que l’événement est derrière lui, François Rioux peut également revenir sur les résultats obtenus.
Plus de 2 600 athlètes ont participé à la Finale, alors que le taux de satisfaction a frôlé les 100 %. Quelque 2 857 bénévoles ont contribué à l’organisation, au point où le comité a dû limiter le nombre de volontaires souhaitant s’impliquer.
Les différents sites de compétition ont accueilli plus de 70 000 visites au cours de la semaine de relâche. Du côté du financement, l’organisation a également atteint son objectif en amassant plus de 1,6 million de dollars.
L’environnement figurait aussi parmi les priorités de l’événement. En partenariat avec Enviro Connexions, plus de 22 400 kilogrammes de matières résiduelles ont été détournés de l’enfouissement.
Bien que la Finale ait porté le nom de Blainville, son succès a reposé sur une mobilisation régionale. Laval, Rosemère, Boisbriand, Sainte-Thérèse et Saint-Jérôme ont également accueilli certaines compétitions et contribué au déroulement des Jeux.
Une dernière soirée
La rencontre avait aussi une valeur symbolique pour ceux qui ont porté le projet à bout de bras.
Les félicitations, les accolades et les remerciements se sont multipliés au fil de la soirée. Pour plusieurs membres du comité organisateur, il s’agissait du dernier rendez-vous officiel après des années de préparation et plusieurs mois consacrés à la tenue de l’événement.
Le choix de la chanson My Way de Frank Sinatra pour accompagner la soirée résumait bien l’état d’esprit des organisateurs. Après avoir accueilli la plus importante compétition multisports de la province, ils pouvaient finalement tourner la page en sachant qu’un héritage concret demeurera dans la région.
En conclusion de la soirée, la mairesse de Blainville, Liza Poulin, a invité les participants à venir récupérer une pièce d’un casse-tête géant installé près de la scène. Le symbole était évocateur : l’accessibilité, l’équité et l’inclusion dans le sport ne peuvent reposer sur un seul acteur. Municipalités, organismes, fédérations, entreprises et citoyens détiennent chacun une pièce de la solution. Une fois assemblées, ces pièces forment le portrait du milieu sportif que les Jeux du Québec souhaitent laisser en héritage.

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