icon journal
Kevin Lacroix ne se contente plus d’être bon deuxième

Photo Matthew Manor – Kevin Lacroix lors de sa victoire au Pinty’s 300.

Kevin Lacroix ne se contente plus d’être bon deuxième

Publié le 18/08/2026

Là où certains se contenteraient d’une deuxième place, Kevin Lacroix, lui, n’en veut plus.

Encore cette année, le pilote eustachois figure parmi les coureurs les plus constants du circuit canadien de NASCAR. Mais il estime avoir encore des croûtes à manger pour atteindre le sommet.

À entendre ses propos, la course automobile n’est pas à l’abri des malchances, comme bien d’autres sports. C’était d’ailleurs le mot du jour avec lui : la malchance.

« C’est pas mal l’histoire de notre saison. »

Il ne veut pas attribuer ses sorties plus décevantes uniquement à la malchance, mais il ne peut l’ignorer. Car, encore cette année, Kevin Lacroix connaît une saison plus qu’acceptable. Il est toujours dans la course pour le championnat des pilotes. Pour lui, toutefois, être dans la course ne suffit pas. Il veut cette première place.

« Ça fait 12 ans que c’est comme ça que je finis deuxième au championnat à chaque année à cause de circonstances comme ça. »

Il a surtout l’impression d’attendre encore cette saison où tout clique, où ce qu’il contrôle et ce qui lui échappe finissent par jouer en sa faveur.

« Ça fait mal, honnêtement. C’est sûr qu’il y a des gens qui seraient contents d’être deuxième. »

Pas lui.

Plutôt que de s’abattre sur son sort, Kevin Lacroix préfère maintenant regarder droit devant. Le championnat n’est pas complètement rayé de ses plans, mais son approche change pour la fin du calendrier.

« Ça va être une belle fin de saison, dit-il. J’y vais un petit peu plus pour le plaisir que pour gagner le championnat. »

Une façon, aussi, de revenir aux bases de son amour pour la course automobile.

La saison de NASCAR Canada tire à sa fin. Bientôt, les moteurs s’éteindront pour la saison. Mais pour les nombreux coureurs québécois, voici plutôt la partie bonbon du calendrier. Après un récent passage à Trois-Rivières, la série sera bientôt de retour dans la province, cette fois à Mirabel.

Et si la malchance a accompagné Lacroix jusqu’ici, il ne peut qu’espérer qu’elle lui laisse enfin un peu de répit.

« Toute l’énergie du Grand Prix de Trois-Rivières suit jusqu’à Mirabel. »

Le passage en Mauricie n’a pas connu le dénouement espéré pour son équipe. Mirabel prend maintenant une importance particulière pour le pilote eustachois.

« C’est pas mal la course la plus importante pour moi à gagner. »

Après Mirabel, il ne restera que deux courses pour conclure la saison. Et lorsqu’on lui demande ce qu’on peut lui souhaiter d’ici là, Kevin Lacroix n’a pas besoin de réfléchir longtemps.

« Pas de malchance. »