Depuis 2017, l’entrepreneure derrière le personnage de Rose Lafleur parcourt les écoles, bibliothèques et municipalités du Québec pour offrir des ateliers de bricolage écologique à partir de bois récupéré.
Ces morceaux deviennent la base de trousses pédagogiques. Sur de petites tranches d’érable sont imprimés des motifs inspirés de la nature ou des traditions québécoises. Les enfants peuvent ensuite les colorier et assembler leur création.
L’érable ancré dans la communauté et la famille
Au-delà du bricolage, le projet porte aussi une dimension sociale. Une partie de la préparation des trousses est réalisée en réunissant des élèves vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme dans une école secondaire de Sainte-Thérèse.

Ses grands-parents exploitaient autrefois une cabane à sucre à Saint-Hippolyte, dans les Basses-Laurentides. Si l’exploitation acéricole n’est plus active aujourd’hui, l’érablière et le bâtiment existent toujours, témoins d’un passé sucré bien ancré dans la région.
Avec Rose Lafleur, Joanie Nantel poursuit donc à sa manière la tradition de l’érable. Non pas dans l’assiette, mais entre les mains des enfants. Car dans les Laurentides, l’érable ne se savoure pas seulement au printemps : il se sculpte, se colore et se transforme aussi en une porte d’entrée vers la nature et l’imaginaire.

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