Il s’impose comme une tradition. Les participants y demeurent fidèles d’année en année. Une véritable réussite, selon la directrice générale Arianne Collin.
L’invité d’honneur, Marthe Laverdière, y a présenté, sous forme de one-woman show, sa conférence sur le bonheur. Entrepreneure, horticultrice et humoriste, Marthe Laverdière a plus d’une corde à son arc. À travers sa présentation On peut-tu être heureux, elle a fait rire son auditoire tout en suscitant la réflexion sur les injonctions sociales liées à l’apparence et à la peur du regard des autres. Puisant dans des anecdotes personnelles, elle a plaidé pour l’acceptation de soi.
« La société nous dit que pour être heureux, physiquement parlant, il faut que tu sois beau. […] Moi, je pense que pour le physique, il faut que tu tombes dans l’acceptation. […] Puis si tu tombes dans l’acceptation, surtout en vieillissant, c’est quelque chose », a-t-elle lancé au public, se prenant elle-même en exemple.
Oser entreprendre
Pour Marthe Laverdière, la sous-représentation des femmes en entrepreneuriat est alimentée par la peur. « Les femmes, on pense qu’on doit toujours être parfaites avant de faire un pas en avant », a-t-elle observé, appelant à oser sans attendre d’être prêtes.
« Si on ne prend pas notre place, personne ne va nous la donner », a-t-elle affirmé, estimant qu’en 2026, il est encore difficile de comprendre pourquoi la femme peine à s’imposer.
Geneviève Couture, porte-parole du Parti québécois en matière de PME, plaide pour que les Chambres de commerce invitent davantage de femmes conférencières. « On voit souvent des conférences d’hommes d’affaires. On voit moins les femmes parler d’entreprise. Pourtant, on est plusieurs », a-t-elle lancé, appelant les organisations à faire de la visibilité féminine une priorité.
Le député de Deux-Montagnes et ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs reconnaît les progrès accomplis en matière de droits des femmes. Il appelle à demeurer vigilant face aux discours qui, ailleurs dans le monde, conduisent à des reculs. « Il faudra toujours être soucieux de ces questions-là, s’assurer des principes d’égalité et qu’il n’y ait pas de recul », a-t-il insisté, se disant satisfait de la forte participation à l’événement.

Un nouveau souffle pour la Chambre
Les récentes turbulences de la Chambre n’ont en rien affecté ce rendez-vous. L’élection, la veille, d’un nouveau conseil d’administration lors de l’Assemblée générale d’élection, semble marquer le renouveau que l’ensemble de la communauté attendait depuis quelque temps.
Avant d’avoir déroulé le tapis rouge à Marthe Laverdière, la communauté des gens d’affaires a signifié à Stéphane Patrie, par une ovation, son désir de changement. M. Patrie succède à Olivier Sadiot, dont le bref passage aura été marqué par une volonté de changement et de dialogue. « C’est symbolique et très fort pour moi d’avoir été au service de la communauté d’affaires de la MRC », a-t-il confié, se disant satisfait d’avoir servi de courroie de transmission entre deux visions, toutes deux animées d’un désir de renouveau.
Stéphane Patrie qui revient à la charge 15 ans après avoir joué le rôle de gouverneur, devra redonner à la Chambre ses lettres de noblesse et reconquérir la confiance et la fidélité de ses membres. Il a réaffirmé son engagement envers l’organisation, soulignant que la réussite de celle-ci repose sur la mobilisation de l’ensemble de ses membres. « Je crois profondément à la force de notre communauté d’affaires. Ensemble, nous pouvons continuer à faire de cette Chambre un lieu dynamique, rassembleur et porteur de notre région », a déclaré le nouveau président.

MOTS-CLÉS
Dîner de la femme
Marthe Laverdière
CCI2M
Stéphane Patrie