Pourtant, depuis la fermeture des écoles en mars dernier, ce n’est pas l’ensemble du personnel des écoles qui s’est vu confiné à la maison. Nous, le personnel de soutien scolaire, avons ouvert et maintenu des services de garde d’urgence et étions en première ligne pour toute la réorganisation du retour en classe.
Le personnel de soutien des commissions scolaires a répondu présent et a offert les services de garde d’urgence au personnel requis dans les services essentiels.
Nous sommes le personnel des services de garde. Nous sommes généralement les premières et les dernières personnes que votre enfant rencontre à l’école et nous avons continué de donner les services d’urgence lorsque les écoles étaient fermées.
Nous sommes préposées aux élèves handicapés et techniciennes en éducation spécialisée. Nous travaillons étroitement avec les jeunes éprouvant des difficultés et ayant des besoins particuliers. Après des mois de confinement et une période assez anxiogène pour beaucoup d’élèves, notre travail est important et le sera davantage lors du retour en classe.
Nous sommes le personnel d’entretien. Nous nous assurons que les établissements fréquentés par vos enfants s’adaptent aux nouvelles mesures d’hygiène et de sécurité pour faire face à cette nouvelle réalité qui touche tout le réseau.
Nous sommes le personnel administratif. Nous poursuivons notre travail afin de soutenir les écoles pour leur fonctionnement actuel et celui de la prochaine rentrée scolaire dans l’application des nouvelles exigences et règles mises en place.
Nous sommes plus de 81 corps d’emplois différents ayant tous des tâches spécifiques à accomplir, et au centre de celles-ci, le bien-être de tous les élèves du Québec.
Un réseau malmené, bien avant la crise
Le réseau de l’éducation n’était pas au sommet de sa forme avant la crise. La pénurie de personnel qui sévit depuis plusieurs années ne disparaîtra pas magiquement dans les mois qui viennent. Le gouvernement doit travailler avec nous afin de rendre le milieu scolaire plus attirant pour le personnel. Ainsi, offrir aux éducatrices et aux surveillantes d’élèves un horaire entrecoupé variant de 7 heures à 20 heures par semaine n’aide certainement pas à attirer du personnel. À cela, s’ajoutent les échelles salariales parmi les moins élevées du secteur public et la surcharge de travail occasionnée par le non-remplacement des absences.
La prochaine année scolaire approche
Assurément, l’année scolaire 2020-2021 apportera son lot de défis et les commissions scolaires devront s’assurer d’offrir des conditions de travail décentes au personnel de soutien. De notre côté, nous continuerons, avec professionnalisme, d’offrir aux élèves les services auxquels ils ont droit.
Daniel Barbier, président
Syndicat des employé-e-s de soutien de la Commission scolaire des Laurentides CSN
Frédéric Brun, président
Syndicat du personnel de soutien de la Seigneurie-des-Mille-Iles (CSN)
Sylvain Goulet, président
Syndicat du personnel de soutien Pierre Neveu (CSN)
Jean-Pierre Trépanier, président
Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Commission scolaire Sir Wilfrid-Laurier – CSN
MOTS-CLÉS
COVID-19
réseau scolaire
Syndicat du personnel de soutien CSSMI CSN