Le passage du rôle de conseiller à celui de maire n’a pas été un choc, dit-il, mais un élargissement naturel de sa vision. Habitué aux environnements complexes, notamment lorsqu’il travaillait chez Bombardier, Marc Lamarre affirme se reconnaître dans sa nouvelle fonction. « Quand on devient maire, on doit voir plus large. Il faut penser à moyen et long terme. »
Priorité numéro un
Parmi les dossiers prioritaires, la circulation arrive en tête de liste. « La circulation, c’est notre priorité numéro un », tranche-t-il sans détour. Le secteur de la 25e Avenue est particulièrement visé, avec des interventions déjà budgétées et une volonté de mieux préparer les citoyens aux changements à venir. La prise de contrôle des feux de circulation au nord de la 640, et l’intégration de l’intelligence artificielle sont deux des outils que la Ville compte se donner pour améliorer la situation.
Lors de la campagne électorale, Marc Lamarre avait clairement exprimé son souhait de miser sur la proximité avec les citoyens. Une approche qu’il voulait rassembleuse, axée sur l’écoute et la collaboration. À l’issue du scrutin, cette volonté s’est traduite par la formation d’un conseil municipal complet, composé d’élus de différents âges et horizons. Une diversité qu’il considère aujourd’hui comme une richesse, chacun apportant des perspectives complémentaires à la prise de décision. Même s’il doit être celui qui tranche au final. « À la fin, quelqu’un doit prendre une décision, et c’est mon rôle. »
Proximité et communication
Cette volonté de proximité se reflète aussi dans la façon dont il communique avec les citoyens. Séances de préconseil, capsules explicatives après les conseils municipaux, présence directe sur les réseaux sociaux : le maire souhaite maintenir un lien constant avec la population. « Je veux être accessible », affirme-t-il simplement.
Marc Lamarre souhaite également que la Ville participe activement à la construction d’une identité régionale forte. « On doit parler d’une seule voix », insiste-t-il, convaincu que le poids politique passe par la collaboration plutôt que par l’isolement.
Il estime que Saint-Eustache a un rôle à jouer au sein de son territoire élargi, en collaborant davantage avec les municipalités voisines et les instances régionales. Cette approche vise à mieux arrimer les enjeux locaux aux dynamiques régionales, que ce soit en matière de mobilité, de développement ou de services, tout en affirmant la place de la Ville dans l’ensemble des Basses-Laurentides.
Dans cette optique, Marc Lamarre se réjouit de voir François Robillard, maire de Sainte-Marthe-sur-le-Lac à la préfecture de la MRC. « François voulait l’être depuis des années. Je pense que c’est important ce qu’il fait ». Pour le maire de Saint-Eustache, la collaboration est essentielle afin de renforcer la cohérence des actions et de contribuer à une vision partagée du développement régional.
À l’approche du cap des 100 jours, Marc Lamarre décrit un début de mandat axé sur la stabilité et la cohérence. Entre les dossiers concrets, comme la circulation, et une volonté affirmée de maintenir un dialogue constant avec les citoyens et les partenaires régionaux, le maire entend poser les bases d’un mandat qui s’inscrit dans la continuité, tout en tenant compte des réalités actuelles de la Ville.

MOTS-CLÉS
Saint-Eustache
Marc Lamarre
François Robillard
100 premiers jours
MRC de Deux-Montagnes