Le maire a expliqué que la municipalité a préféré « retenir les grands chantiers pour le moment et être prudente », notamment en raison des prochaines élections provinciales et fédérales, ajoutant que « les deux paliers de gouvernement au-dessus de nous ne donnent pas des signes d’abondance budgétaire ces temps-ci ».
« L’année 2026 marque l’entrée en vigueur du nouveau rôle triennal d’évaluation foncière, avec une augmentation moyenne substantielle de 37 % de la valeur des propriétés résidentielles », lit-on dans un communiqué. Toutefois, le maire se veut rassurant, précisant « qu’une hausse de valeur au rôle ne signifie pas une hausse équivalente du compte de taxes. Le rôle d’évaluation reflète le marché », assure-t-il. Le budget, indique M. Hardy, « reflète les besoins des services, les obligations de la Municipalité et les choix que nous faisons collectivement. »
La municipalité ajuste son taux de taxation à la baisse pour contrebalancer la hausse de la valeur des propriétés, explique le maire, précisant que le propriétaire d’une maison évaluée à 450 000 $ verra ses taxes augmenter d’environ 150 $ avec services municipaux, ou de 130 $ sans services.
Absorber les pressions
Face à l’augmentation continue de plusieurs coûts, notamment les quotes-parts, le Conseil a décidé d’utiliser une partie du surplus accumulé non affecté de manière stratégique.
Un montant de 302 925 $ sera ainsi appliqué aux opérations, permettant d’absorber une partie de la pression financière tout en maintenant un surplus accumulé d’environ 7 %, indique-t-on. Cette approche vise à limiter l’impact sur le compte de taxes des citoyens tout en préservant une marge de manœuvre financière pour la municipalité, dit le maire.
Même si ce n’est pas le rôle de la municipalité « de venir soulager financièrement les citoyens », indique le maire, le conseil a choisi de « puiser dans notre surplus accumulé non assigné pour venir soulager l’augmentation de taxe », soulignant que les hausses représentent « quelques centaines de dollars au plus par citoyen ».
Amélioration de l’indice du bonheur
La modernisation de l’administration municipale est l’un des piliers du budget de 2026. Celle-ci incarne la vision du maire de la gouvernance municipale. Des investissements seront réalisés en logiciels et en outils de gestion pour optimiser l’efficience administrative et améliorer la qualité des services offerts aux citoyens.
La municipalité indique également vouloir valoriser l’indice de bonheur au travail de ses employés municipaux. « Pendant le parcours […] on va utiliser des formes de sondage pour être à l’écoute de nos employés », ajoute le maire, précisant qu’il attend la nomination du nouveau directeur général avant de lancer ce processus.
L’usine de traitement de l’eau, un défi
Le programme d’immobilisations de 1,7 million de dollars comprend le projet d’eau potable, l’installation de génératrices, la réfection de rues et de rangs, la mise en place d’un portail citoyen ainsi que la rénovation de la patinoire du parc Optimiste. Ces investissements visent à maintenir et améliorer les infrastructures municipales tout en répondant aux besoins croissants de la population.
Le plus grand défi de la Ville, selon le maire, est la vétusté de l’usine de production et de distribution d’eau potable. Il souligne que celle-ci a été maintenue à flot par des réparations ponctuelles, et aurait dû faire l’objet d’une réfection complète il y a près de dix ans. Toutes les études confirment que l’usine doit être entièrement reconstruite, ajoute-t-il, précisant qu’une demande de subvention au gouvernement est en préparation.
« On a besoin de refaire l’usine. On se prépare à finaliser notre demande au gouvernement pour aller chercher des subventions pour revoir la construction de l’usine au complet. »
Résoudre le problème de l’usine permettra à la municipalité de commencer à réfléchir à la densification du territoire. Si de nouvelles habitations peuvent générer des revenus additionnels et limiter la hausse de la taxation, encore faut-il être en mesure de leur offrir des services adéquats, notamment en eau potable, assure Patrick Hardy qui se dit conscient du défi que représentent les services d’eau potable.

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