Le gouvernement de Donald Trump aux États-Unis continue de miner les liens commerciaux avec le Canada et menace d’imposer des tarifs douaniers supplémentaires et de révoquer la certification des avions de la série Global de Bombardier et tous les avions construits au Canada.
« L’histoire fourmille d’exemples où les États-Unis ont affaibli et déstabilisé l’industrie aérospatiale canadienne, de l’Avro Arrow à la série C de Bombardier, et maintenant, Donald Trump menace notre programme de construction de jets Global de classe mondiale », a déclaré Lana Payne, présidente nationale d’Unifor. Elle poursuit en affirmant que : « les travailleuses et travailleurs du secteur canadien de l’aérospatiale à Montréal, à Toronto et ailleurs construisent des avions de pointe qui rivalisent au plus haut niveau. Ne nous y trompons pas : cette nouvelle menace n’est qu’une autre attaque acharnée contre l’économie industrielle du Canada et les bons emplois syndiqués. »
Le député de Mirabel Jean-Denis Garon a demandé à plusieurs reprises une stratégie nationale de l’aéronautique, rappelant que « l’indécision du gouvernement dans le dossier des avions de chasse touche directement les emplois à Mirabel. » C’était d’ailleurs une demande du Bloc Québécois pour le premier budget Carney déposé cet automne.
Les investissements dans le secteur de la défense formeraient une des avenues possibles pour les entreprises du secteur afin de toucher des aides gouvernementales. Une rencontre est prévue le 31 mars en collaboration avec Connexion Laurentides et les députés de la région pour comprendre les opportunités qu’offrent le budget pour les entreprises de tous les secteurs en lien avec la défense.
Toutefois, l’incertitude, les tensions commerciales et géopolitiques, ainsi que la prochaine renégociation du traité de libre-échange Canada-États-Unis-Mexique compliquent la planification stratégique des entreprises, surtout dans un secteur aussi interdépendant et à cycle long qu’est l’aérospatiale.
« La politisation du processus de certification des avions est profondément troublante », a indiqué Daniel Cloutier, directeur québécois d’Unifor. « Nous demandons au gouvernement canadien de communiquer promptement avec ses homologues américains afin de désamorcer la situation et de prendre des mesures concrètes ici même pour accroître notre résilience et protéger nos emplois. »

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