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Cinq parcs, une seule dynamique : le modèle industriel de Mirabel

Photo Christophe Godon : « L’Aérocité de Mirabel YMX s’impose comme le cœur stratégique du développement industriel et aérospatial du territoire. »

Cinq parcs, une seule dynamique : le modèle industriel de Mirabel

Publié le 10/04/2026

À première vue, les parcs industriels de Mirabel semblent dispersés sur un vaste territoire. Pourtant, derrière cette géographie éclatée se dessine une organisation cohérente, complémentaire et résolument tournée vers l’innovation. L’ancien directeur de Mirabel Économique, Gilbert Leblanc, propose une lecture structurée de ces cinq pôles d’activités qui composent le cœur économique de la ville.

Le parc industriel autoroutier : la vitrine logistique et manufacturière

Situé en bordure des grands axes, le parc industriel autoroutier constitue l’une des principales portes d’entrée économiques de Mirabel. On y retrouve des entreprises d’envergure nationale et internationale, notamment Safran, Sonaca et des installations liées à l’imprimerie de journaux.

Sa localisation stratégique favorise les activités de production et de distribution à grande échelle, en lien direct avec les réseaux autoroutiers.

Le parc du chemin de la Côte Nord (Curé-Labelle) : l’écosystème des PME

Plus ancien, ce parc à vocation industrielle et commerciale regroupe une mosaïque de petites et moyennes entreprises. Ateliers d’usinage, garages, services spécialisés et commerces techniques y cohabitent.

Ce secteur joue un rôle essentiel dans le tissu économique local : il accueille des activités qui seraient difficilement compatibles avec des zones résidentielles, tout en soutenant l’emploi de proximité.

Le secteur des gouverneurs : la montée en gamme

Plus récent, le parc du secteur des gouverneurs marque une transition vers des activités à plus forte valeur ajoutée. On y retrouve notamment Bell Textron Canada, pilier historique implanté depuis les années 1980.

Autour de ce noyau se développent des entreprises technologiques, manufacturières et de services spécialisés, illustrant la diversification progressive du territoire.

Le parc de Saint-Augustin : le service de proximité

De plus petite taille, ce parc industriel répond principalement aux besoins locaux. Ébénisterie, construction, services municipaux : il regroupe des entreprises ancrées dans l’économie quotidienne de Mirabel.

Sa fonction est essentielle, bien que plus discrète : soutenir les opérations locales et offrir des espaces adaptés aux entrepreneurs de proximité.

Hélicoptère noir exposé dans une salle intérieure, entouré de panneaux et d’éclairage, avec un espace de présentation et sol brillant.
Photo Hugo Bisson : « Bell Textron Canada, implantée dans le secteur des Gouverneurs, fait partie des entreprises clés du développement économique de Mirabel. »

L’aéroport de Mirabel : le cœur stratégique

Enfin, l’Aérocité de Mirabel YMX s’impose comme le véritable moteur économique du territoire. Transformé en vaste pôle industriel, il accueille des géants de l’aéronautique comme Airbus, qui y emploie plusieurs milliers de travailleurs.

Ce secteur concentre également une chaîne complète d’activités : fabrication, assemblage, maintenance et innovation. Il constitue le cœur de la zone d’innovation aérospatiale du Grand Montréal, en lien avec l’Espace Aéro.

Une interconnexion au service de l’innovation

Au-delà de leur spécialisation, ces cinq parcs forment un écosystème intégré. « On parle de local, de régional et d’international, mais tout ça fonctionne ensemble », résume Gilbert Leblanc.

Cette complémentarité repose sur une logique claire : des PME de services aux multinationales, en passant par les manufacturiers spécialisés, chaque secteur contribue à une chaîne économique complète.

Dans un contexte de rareté des terrains industriels et de croissance soutenue : plus de 25 000 emplois sur le territoire, Mirabel mise désormais sur l’optimisation et l’innovation. La ville s’inscrit notamment dans une approche intégrée combinant milieux de vie, de travail, d’apprentissage et de recherche.

Un modèle qui, malgré les distances, démontre qu’un territoire peut être à la fois étendu et profondément connecté.