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Blondin Sires : dix ans à cultiver l’art de l’élevage

Photo Facebook – Les propriétaires de Blondin Sires, Nicolas Lalande, Dann Brady et Simon Lalande ont remporté trois bannières lors du World Dairy Expo 2025.

Blondin Sires : dix ans à cultiver l’art de l’élevage

Publié le 05/11/2026

Fondée en 2016 à Saint-Placide, Blondin Sires célèbre cette année son dixième anniversaire.

Spécialisée dans la commercialisation de semence de taureaux reproducteurs pour les troupeaux laitiers, l’entreprise familiale est présente sur les marchés canadien et international en proposant une approche de la génétique bovine axée sur la santé et la longévité des animaux.

« L’art de l’élevage ». Ce slogan, adopté dès la fondation de l’entreprise, résume la philosophie de Blondin Sires : miser sur des animaux en santé, bien conformés et capables de produire du lait pendant de nombreuses années.

« Notre vision, c’est des vaches qui durent plus longtemps, qui vont chercher une plus grande production à vie, mais que tu n’as pas besoin d’élever deux fois », explique Nicolas Lalande, copropriétaire de l’entreprise.

Issue de l’expertise développée à la Ferme Blondin, l’entreprise s’est d’abord distinguée par une offre de produits de niche, destinés notamment aux éleveurs de vaches de concours. Elle a progressivement élargi son catalogue pour répondre aux besoins des producteurs laitiers recherchant un équilibre entre productivité, santé et longévité.

La génétique au service de la longévité

L’arrivée du génotypage au début des années 2010 a transformé l’industrie en permettant de prédire les caractéristiques génétiques des jeunes taureaux grâce à l’analyse de leur ADN. Blondin Sires a néanmoins choisi de conserver une attention particulière aux performances des générations précédentes.

« On a amené des taureaux qui étaient comparables d’un point de vue génétique, mais sur lesquels on avait les données des mères, des grands-mères, des générations précédentes », souligne Nicolas Lalande.

L’entreprise utilise également un logiciel d’accouplement permettant de proposer aux producteurs des croisements adaptés aux forces et aux faiblesses de leurs animaux.

Selon l’entrepreneur, la génétique représente environ 25 % du résultat d’un élevage, le reste dépendant notamment de l’alimentation, du confort et de l’environnement des animaux. Il considère donc qu’investir dans une génétique de qualité constitue un choix rentable à long terme.

Une entreprise d’ici qui rayonne ailleurs

Dix ans après ses débuts, Blondin Sires compte 26 représentants au Canada et exporte ses produits dans une trentaine de pays. L’entreprise estime détenir entre 5 et 10 % du marché canadien, malgré la présence de coopératives établies depuis plusieurs décennies.

Son siège social demeure à Saint-Placide, tandis que la collecte de semence des taureaux reproducteurs est réalisée à Drummondville.

Blondin Sires a notamment lancé il y a un peu plus d’un an une division américaine afin d’accroître sa présence aux États-Unis.

« Je pense qu’au Canada, il y a encore de la place pour croître, pour peut-être aller chercher 15 à 20 % des parts de marché », avance Nicolas Lalande, qui entrevoit également un important potentiel chez ses voisins du Sud.

Dans un contexte où les coûts d’exploitation des fermes laitières augmentent, l’entreprise doit néanmoins demeurer compétitive. Pour son copropriétaire, la démonstration des avantages de son approche génétique demeure son meilleur argument commercial.

Après une décennie de développement, Blondin Sires entend ainsi poursuivre sa croissance tout en maintenant son approche de la génétique bovine, fondée sur la santé, la conformation et la longévité des animaux.