Cette année, en plus de la grande Ginette Reno, de Pascale Montpetit et d’Anne-Marie Cadieux, c’est maintenant Louise Portal qui se joint à ce panel toutes étoiles avec pour mission de lire l’homélie à Béatrice Picard, marraine posthume de l’événement. Le journal Nord Info a pu s’entretenir en primeur avec l’actrice, chanteuse et autrice.
Quand on évoque Béatrice Picard, Louise Portal nous transporte immédiatement dans les coulisses de sa jeunesse, alors qu’à 22 ans, sur le plateau du film Taureau, elle a eu sa seule collaboration avec l’actrice : « Je me souviendrai toujours, toujours de sa présence, plantée sur ses deux jambes devant la grange en disant à mon frère, qui s’appelle Taureau, qui est incarné par André Melançon : “Taureau, sors de la grange!” Je la regardais et je savais, je l’avais vue dans Le Survenant, je l’avais vue dans les téléthéâtres. Mais là, je tournais avec elle […] et elle était plantée là, comme une assurance, une vérité. » Au-delà de son aura de grande actrice, Louise Portal voit aussi en Béatrice Picard, comme en plusieurs autres grandes actrices du Québec – Janine Sutto, Andrée Lachapelle, Monique Mercure et Monique Miller notamment –, des modèles qui ont nourri son propre parcours. Et à 76 ans, la question de vieillir devant le public, elle la connaît désormais intimement.
« J’ai toujours voulu m’effacer derrière un personnage. J’ai toujours voulu laisser la place au personnage et non pas essayer de tirer la couverture vers moi. J’ai accepté d’être vieillie à l’écran, d’être enlaidie à l’écran. J’ai toujours laissé la place au personnage. Et je pense que c’est pour ça que la vie me réserve aussi une belle longévité. »
Aujourd’hui consciente de pouvoir à son tour servir d’exemple, elle parle de cette nouvelle étape comme d’une période de transmission : « Quand j’ai franchi le cap de mes années septuagénaires, j’ai 76 ans, j’ai vraiment senti que c’était une décennie de transmission. C’est ce que j’essaie de faire […] tant dans mes écritures que dans mes présences sur les plateaux. »
C’est un peu de toute cette sagesse et de cette force communicatrice que Louise Portal mettra au service du Salon des aînés le 13 septembre prochain. Et amenez vos mouchoirs, car alors que Mme Portal ne lisait qu’un bout de l’homélie, elle-même ne put retenir son émotion : « C’est émouvant. C’est mieux de pleurer avec toi au téléphone que de pleurer au Salon des aînés. »
Un salon qui impose l’admiration
« Ils sont tellement chanceux, le Salon de Saint-Jérôme, d’avoir Guillaume dans leurs filets. Guillaume fait un travail exceptionnel. […] J’ai fait le tour de la province depuis longtemps, tant pour des films que pour la chanson, que pour mes livres, que pour mes conférences. Je me souviens de mon dernier passage au Salon de Saint-Jérôme […] c’était tellement bien organisé que c’est là que j’ai connu Guillaume. Quand Guillaume me demande quelque chose, c’est toujours oui. »
Après la lecture de l’homélie, Louise Portal demeurera d’ailleurs sur place pour rencontrer le public. De 10 h 30 à 11 h, elle offrira une séance de dédicaces, alors que plusieurs de ses ouvrages seront disponibles sur place.

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