Deux événements distincts, mais désormais liés par une même réalité logistique et une collaboration de plus en plus assumée entre la Ville et l’organisation du festival.
Le 23 juin, la Fête nationale du Québec à Mirabel accueillait notamment Salebarbes sur scène, dans un contexte particulier : pour la première fois, l’événement partageait son site avec le Grand PoutineFest.
Selon la directrice générale du festival, Maude Couillard, cette cohabitation a nécessité une adaptation rapide, décidée en début d’année.
« C’était vraiment une belle collaboration. La scène est restée, les food trucks étaient présents, et on s’est aussi occupés des bars pour la fête nationale », explique-t-elle.
Deux ambiances, deux publics, un même lieu
Quelques jours plus tard, les 26 et 27 juin, le site a complètement changé de rythme pour accueillir le PoutineFest et ses spectacles d’envergure.
Le vendredi, environ 500 personnes ont assisté à la prestation de La Chicane. Puis, la soirée du samedi, marquée par la présence d’Éric Lapointe, a attiré environ 2 200 festivaliers.
« On ne visait pas 100 000 personnes comme Angine de Poitrine au Festival International de Jazz de Montréal. Ce sont des événements différents, avec une ambiance complètement autre », résume Maude Couillard.
Val-d’Espoir, un site qui s’impose
Depuis trois ans, les activités du festival se déroulent à Val-d’Espoir, un lieu qui semble désormais s’imposer comme pôle événementiel local.
Le festival est présent à Mirabel depuis sept ans, mais a changé de site à plusieurs reprises. Aujourd’hui, la stabilité du lieu facilite autant la logistique que la promotion.
« Les gens commencent à connaître le site. Il y a de plus en plus d’événements, et la Ville y tient aussi ses propres activités », souligne la direction du festival.
Le stationnement, souvent un enjeu majeur pour les événements de cette ampleur, semble également avoir trouvé un certain équilibre grâce à la collaboration des commerces et des institutions environnantes.
Une tournée à travers le Québec
Si Mirabel occupe une place importante dans la saison du festival, le Grand PoutineFest fonctionne surtout comme une tournée nationale, avec plus d’une vingtaine d’arrêts chaque été.
Le festival s’est arrêté pour la première fois à Saint-Eustache plus tôt cette année. Après Mirabel, l’organisation poursuit sa route vers Longueuil, puis vers plusieurs villes du Québec, dont Montréal, Gatineau et Québec.
Au cœur du concept : la poutine, plat emblématique québécois que le festival décline sous toutes ses formes.
Homard, viande fumée, versions créatives ou thématiques : l’objectif est de renouveler un classique plutôt que de le transformer.
« C’est un mets que tout le monde connaît, mais qu’on peut toujours découvrir autrement », résume la DG.
Une formule appelée à durer
Malgré la concurrence et la multiplication des événements au Québec, l’organisation ne perçoit pas une saturation du marché, mais plutôt une diversification.
« Il n’y en a pas nécessairement plus, mais il y en a de nouveaux. Et c’est sain pour le milieu », dit-elle.
Présent depuis 2015, le Grand PoutineFest continue de s’étendre à travers la province, sans changer fondamentalement sa formule : cuisine de rue, spectacles majeurs et événements mobiles.
À Mirabel, cette édition 2026 laisse surtout l’image d’un site événementiel en consolidation, où les frontières entre fête municipale et festival privé deviennent de plus en plus effacées au bénéfice d’un même objectif : rassembler.

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Éric Lapointe