icon journal
Me Julie Couture – Du palais de justice aux plateaux de télévision

Photo Christophe Godon – Julie Couture participe à l’émission Les Justiciers sur Noovo tout en pratiquant le droit criminel et en s’impliquant dans sa communauté.

Me Julie Couture – Du palais de justice aux plateaux de télévision

Publié le 27/04/2026

Avocate criminaliste bien connue dans la région, Julie Couture multiplie les engagements depuis plusieurs années, entre sa pratique, la télévision et des projets à portée sociale.

Depuis quelques semaines, on peut la regarder à l’émission Les Justiciers, qui entame une cinquième année de diffusion sur Noovo.

Derrière la caméra, le rythme est soutenu. « On tourne jusqu’à cinq causes par jour », explique-t-elle. Chaque dossier est préparé par une équipe de recherchistes, mais les avocates découvrent les parties sur place, sans script. « On réagit comme n’importe qui le ferait dans son salon », ajoute-t-elle. Cette spontanéité contribue au caractère à la fois accessible et divertissant de l’émission.

Le concept repose sur des litiges civils de moindre envergure, plafonnés à 5 000 $. Une formule qui, selon Me Couture, s’inscrit aussi dans une logique d’utilité publique. « Les gens savent qu’ils seront payés s’ils ont gain de cause, et ça peut éviter des démarches longues et coûteuses. » Dans un contexte où les petites créances peuvent atteindre 15 000 $, l’émission permet à de colorés personnages d’obtenir justice hors des murs de l’institution sans en perdre la rigueur judiciaire.

Du plateau au palais de justice

Si la télévision met en lumière des conflits du quotidien du voisinage, des contrats, de la responsabilité civile, la réalité professionnelle de l’avocate est tout autre. Au criminel, elle défend des accusés et veille au respect de la présomption d’innocence. « C’est complètement différent. On est dans des enjeux beaucoup plus lourds, où chaque décision peut avoir des conséquences majeures. »

Au-delà du spectacle, Me Couture voit dans la popularité des contenus juridiques un levier d’éducation. « Nul n’est censé ignorer la loi, mais personne ne la connaît vraiment. Le fait d’en parler davantage à la télévision aide à démystifier. » Elle rappelle que, même dans un format télévisuel, les règles de droit demeurent les mêmes.

Son engagement ne s’arrête pas là. L’avocate travaille actuellement à développer un programme basé sur un livre qu’elle a écrit pour aider les citoyens à se représenter seuls en cour criminelle, notamment lorsqu’ils n’ont pas accès à l’aide juridique. Les profits sont versés à un organisme venant en aide aux femmes et enfants victimes de violence conjugale dans la région de Saint-Jérôme.

Autres projets

Parallèlement, elle coanime depuis un an le balado Grain d’espoir, consacré à la dépendance. Elle y aborde ouvertement son propre parcours, dans une volonté d’entraide. « Si ça peut aider quelqu’un à arrêter de consommer, c’est déjà beaucoup. » Le format, accessible en tout temps, permet de rejoindre des auditeurs qui ne fréquenteraient pas nécessairement des ressources plus traditionnelles.

Avant de se faire connaître du grand public, Me Couture a aussi œuvré comme chroniqueuse judiciaire, notamment lors de dossiers médiatisés. Une expérience qui a nourri son intérêt pour la vulgarisation du droit. C’est le fil conducteur qui traverse aujourd’hui l’ensemble de ses projets.

Quant à la suite, elle demeure ouverte. Télévision, initiatives sociales, nouveaux formats : « J’aime tout ce qui touche l’humain. » Une ligne directrice qui semble bien résumer un parcours où le droit devient, au-delà de la pratique, un outil de transmission et d’impact.