Avec un permis permettant d’accueillir jusqu’à 75 personnes, l’endroit a tout d’un point de rencontre apprécié où on se sent chez soi.
L’engouement est d’ailleurs palpable dès les premiers instants de la soirée. Curieux, habitués et acteurs du milieu se mêlent aux amateurs de bluegrass venus découvrir ce nouvel espace culturel. Parmi eux, l’ex-députée de Mirabel, Sylvie D’Amours, qui profite de ses premiers instants loin de la politique pour venir encourager cette initiative qui prend racine dans son village d’adoption. Également présents, Réjean Aubertin – conseiller du district 1 – et Alexandre McCabe du district 6. « On est fébriles. On a l’impression d’avoir construit un avion en vol », résume en riant Marie-Hélène Bilodeau quelques minutes avant le début du premier spectacle.
Mme Bilodeau reconnaît que tout s’est déroulé à un rythme effréné. « On était encore dans les rénovations il y a une heure. Mais ça va bien », lance-t-elle en observant les premiers spectateurs prendre place dans la cour aménagée derrière le café.
La soirée marque un moment charnière pour Annie Mailloux et Marie-Hélène Bilodeau – ancienne directrice de la Maison Le Paravent – les deux instigatrices de cette aventure. Car derrière ce qui ressemble au premier regard à un sympathique café de village se cache désormais une ambition beaucoup plus grande.
L’an dernier, il n’était question que d’un projet pilote. Un an plus tard, les organisatrices ont mis sur pied un organisme à but non lucratif et déjà confirmé 42 spectacles pour la saison estivale. Le projet a gagné en structure, en portée et en crédibilité.

L’OBNL qui va au-delà du café
Pour Marie-Hélène Bilodeau, la création de l’organisme à but non lucratif représentait une étape incontournable. Son objectif n’était pas simplement d’ajouter des spectacles à l’offre des Hédonistes, mais de bâtir une structure capable de soutenir durablement le développement culturel local. « Tu ne peux pas gérer ça juste avec un petit café », résume-t-elle.
L’OBNL permet non seulement d’accéder à des sources de financement, mais aussi d’offrir une rémunération équitable aux artistes et d’envisager des projets qui dépassent les limites du commerce. Marie-Hélène Bilodeau évoque déjà des expositions dans les vergers, des conférences, des collaborations avec d’autres organismes du milieu et même des activités qui pourraient être présentées ailleurs dans le village. L’idée est de créer une structure capable de faire vivre des projets culturels au-delà des murs du café et de répondre aux besoins d’une communauté qui en redemande.

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Spectacles
Les Hédonistes
Marie-Hélène Bilodeau