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Le 12 août, j’achète un livre québécois – Les coups de cœur littéraires de la rédaction

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Trnava University sur Unsplash

Le 12 août, j’achète un livre québécois – Les coups de cœur littéraires de la rédaction

Publié le 21/08/2026

Le 12 août est l’occasion d’encourager nos auteurs d’ici en se procurant un livre québécois en librairie, en l’empruntant à la bibliothèque, en écoutant un livre audio ou simplement en recommandant une lecture à un ami.

Un petit geste qui peut faire une grande différence pour les écrivains d’ici.

Mais pourquoi attendre le 12 août? Pourquoi ne pas mettre en valeur la littérature québécoise tout au long de l’année? Au Groupe JCL, plusieurs membres de la rédaction sont adeptes de ces moments de tranquillité, un bon livre à la main. Nous vous proposons donc de découvrir les coups de cœur de l’équipe : des lectures qui, pour une raison ou une autre, ont marqué le cœur et l’esprit de nos journalistes.

Coup de cœur de Christophe

La glace part en morceaux, de Charlotte Gosselin

Écrit et illustré par Charlotte Gosselin, La glace part en morceaux aborde le vide qu’habite une jeune femme alors que son amour est en thérapie, ailleurs, pendant une saison froide.

Les teintes de gris, les mouvements inexpliqués, impulsifs, parfois difficiles, parfois bouillants de tendresse maladroite, se faufilent comme elle dans un désert gelé où elle ne sait plus qui retrouver : elle ou lui; seule, ensemble ou chez ses amis.

Coup de cœur de Marie Pier

La bête à sa mère, premier tome de la trilogie de David Goudreault

Ce roman plonge dans la tête d’un jeune homme marginal et délinquant. À travers sa voix crue et dérangeante, teintée d’humour noir, le récit prend la forme d’une confession où le narrateur revient sur une enfance marquée par l’instabilité de sa mère et une prise en charge précoce par la DPJ.

Ballotté d’une famille d’accueil à l’autre, il grandit en marge, développe des comportements criminels et des dépendances, et nourrit une obsession pour sa mère, qu’il tente de retrouver en traversant le Québec. Inspiré par l’expérience de David Goudreault comme travailleur social, le roman dresse un portrait social sombre où la misère affective, la déshumanisation et la violence contribuent à entraîner le personnage vers la déviance.

Coup de cœur d’Émilio

Ce qu’on respire sur Tatouine, de Jean-Christophe Réhel

Des Lucky Charms, une souris dans le plafond, Star Wars, les Colocs, la fibrose kystique : a priori, on aurait tendance à se demander quelle colle à bois peut bien tenir tout cela ensemble. Et pourtant, Ce qu’on respire sur Tatouine fait graviter tous ces éléments dans un même univers intergalactique, quelque part à Repentigny.

Un roman aussi lucide que drôle, où l’absurde côtoie l’intime et le drame.

Coup de cœur de Jade

Promets-moi un printemps, de Mélissa Perron

Promets-moi un printemps m’a marquée par sa façon d’aborder la santé mentale sans tabou, avec beaucoup de sensibilité et de justesse.

J’ai surtout aimé sa lenteur, qui laisse toute la place au processus de reconstruction. Ici, pas de grand déclic qui vient tout réparer : la résilience se construit à travers les petits gestes, les petites victoires et les journées où avancer un peu représente déjà beaucoup.

C’est un roman profondément humain qui rappelle qu’on n’a pas besoin d’avancer à grands pas pour avancer quand même. Malgré sa thématique difficile, j’en garde surtout une impression d’espoir : même les hivers qui semblent interminables finissent par laisser une place au printemps.