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Une entente intermunicipale pour élargir l’accès aux loisirs

Photo du site de la ville de Saint-Eustache – Marc Lamarre, maire de Saint-Eustache ; Sonia Fontaine, mairesse de Pointe-Calumet ; François Robillard, maire de Sainte-Marthe-sur-le-Lac ; Benoit Proulx, maire de Saint-Joseph-du-Lac ; Daniel Laviolette, maire de Saint-Placide ; Denis Martin, maire de Deux-Montagnes. Absent sur la photo : Patrick Hardy, maire d’Oka.

Une entente intermunicipale pour élargir l’accès aux loisirs

Publié le 13/02/2026

Les sept villes de la MRC de Deux-Montagnes ont conclu une entente qui élargit l’accès aux activités culturelles offertes sur leur territoire.

Dès cet hiver, les citoyens peuvent s’inscrire à des cours et des ateliers proposés par les municipalités participantes aux mêmes tarifs que les résidents.

En vigueur jusqu’au 31 août 2030, l’entente prévoit un renouvellement automatique par périodes additionnelles de cinq ans. Elle s’applique uniquement à certaines activités ciblées nécessitant une inscription et ne couvre pas, pour l’instant, l’ensemble de l’offre ni les activités libres.

« L’entente vise prioritairement à maintenir des cours qui risquent d’être annulés par manque d’inscriptions, plutôt que des activités déjà très populaires », souligne Colette Beaudoin, directrice du Service des loisirs et des communications d’Oka. Chaque municipalité intègre à sa programmation les activités offertes par les autres villes participantes.

Une entente qui fait l’unanimité

L’entente naît d’un constat partagé entre les villes et municipalités de la MRC, affirme Colette Beaudoin. Depuis plusieurs années, explique-t-elle, de nombreuses activités culturelles sont annulées faute de participants. Les partenaires municipaux ont choisi d’adopter une nouvelle politique d’intervention, inspirée d’un modèle similaire mis en place avec succès dans les six villes de la MRC Thérèse-De Blainville. « Cette union permet de miser sur l’accès aux activités sans être limité par les frontières locales », écrit la responsable.

Pour participer, les intéressés doivent suivre la procédure d’inscription de la municipalité qui offre l’activité : les dates d’inscription, les politiques d’annulation ou de remboursement. Certaines conditions peuvent varier d’une municipalité à l’autre. Une preuve de résidence ou une carte citoyenne pourrait être exigée, indiquent les responsables.

Les maires saluent unanimement cette entente qu’ils considèrent comme un levier important pour renforcer la collaboration régionale et améliorer l’accès à la culture et aux loisirs. Ils estiment qu’elle permettra de bonifier et de diversifier l’offre d’activités, tout en les rendant plus accessibles, abordables et proches des citoyens.

Pointe-Calumet a signé l’entente, mais amorcera sa participation à partir de l’automne 2026.

À chaque ville ses modalités

Chacune des villes détaille les cours offerts dans leurs documents de programmation respectifs. Un tableau de la programmation offerte dans le cadre de l’entente est publié sur les sites Web des villes participantes et relayé dans leurs outils de communication, notamment les bulletins municipaux.

Chaque ville participante conserve ses propres modalités d’inscription. Une période de priorité est prévue pour les résidents. À Saint-Eustache, les non-résidents peuvent s’inscrire aux activités visées à partir de la 8e journée d’inscription. Ils ont alors accès au même tarif que les résidents et n’ont pas à se procurer une carte de non-résident au coût de 77 $ par année.

Les partenaires travaillent à l’élaboration d’un calendrier commun de programmation et d’inscription afin de faciliter l’accès aux activités pour les citoyens. Un échéancier de production est prévu dans l’entente afin d’harmoniser les périodes d’inscription et la diffusion de la programmation culturelle entre les partenaires.

Des activités ciblées et diversifiées

« À chaque nouvelle programmation saisonnière, les partenaires déterminent quels cours seront inclus dans le bassin commun ». Cette approche permet une offre variable de saison en saison, « ciblant précisément les activités qui gagneraient à accueillir un plus large bassin de participants pour assurer leur succès ».

Pour la session d’hiver, la municipalité d’Oka a ouvert ses cours de danse créative et hip-hop. Pour la programmation du printemps, elle ouvre le cours d’initiation à la danse, la danse créative et Enidanse Sage, un cours de remise en forme pour les femmes.

Un exemple concret d’activité qui aurait pu être annulée est l’atelier de fabrication de cosmétiques naturels à Saint-Joseph-du-Lac. Initialement, seulement quatre personnes y étaient inscrites. Grâce à l’entente, six participants supplémentaires provenant de Deux-Montagnes et de Sainte-Marthe-sur-le-Lac se sont joints au groupe, portant l’inscription à dix personnes.

Un modèle qui pourrait s’étendre

Le modèle de collaboration pourrait tout à fait s’étendre à d’autres domaines, mais l’objectif précis est de soutenir les activités dont le recrutement est plus difficile, laisse entendre Colette Beaudoin. « La priorité reste de cibler les segments de la programmation moins populaires ou plus spécialisés, là où la mise en commun des inscriptions est la clé pour garantir le maintien de l’offre ». Au final, ce sont les citoyens des sept villes qui en ressortent les grands gagnants.

Article co-écrit par Sylvain Leblanc et Anne Merline Eugène.