De passage à Saint-Eustache pour une série de spectacles, celui qui s’est d’abord fait connaître pour son approche quasi scientifique de la magie semble aujourd’hui se reconnaître parfaitement lorsqu’on le qualifie d’« architecte de l’émerveillement ». Car c’est d’abord sur cette quête que repose son plus récent spectacle. Et nul besoin d’attendre longtemps pour voir l’architecte à l’œuvre. Au moment de venir s’asseoir au micro, un employé du parc aquatique, d’abord intimidé à l’idée de lui demander une poignée de main, est finalement reparti avec une chaleureuse accolade de son idole.
La vraie magie
Bien qu’il admette candidement qu’il faudrait être bien naïf pour croire que la « vraie » magie existe, Luc Langevin est convaincu qu’elle prend plutôt vie dans les yeux de ceux qui la regardent. Ce qu’il cherche avant tout à préserver, ce n’est pas le secret d’un tour, mais l’émotion qu’il provoque.
« Qu’est-ce qu’on perd en vieillissant? On gagne beaucoup de choses, mais on perd cette espèce de naïveté-là… cet espoir en l’avenir », réfléchit-il.
Pour raviver cette émotion, l’illusionniste replonge lui-même dans son enfance. Il en a même fait la signature de son spectacle en invitant un enfant à monter sur scène dans un numéro qui laisse la salle sous le choc.
« J’ai toujours un peu le trémolo dans la voix… Il faut que je me retienne, parce que je ne veux pas me mettre à brailler », avoue-t-il.
Lever le voile
Le mystérieux homme de scène accepte aussi de lever le voile sur l’homme derrière le personnage. Il raconte comment les premiers applaudissements de sa carrière lui ont fait sentir, pour la première fois, qu’il était « pertinent ». Un besoin de reconnaissance qui, avec les années, s’est transformé en désir de faire vivre des émotions plutôt que d’en recevoir.
Il raconte aussi l’épisode de maladie qui l’a conduit aux soins intensifs, au point où les médecins lui ont annoncé qu’il pourrait perdre l’usage de ses mains. Difficile d’imaginer pire hantise pour un magicien. Langevin pensait différemment : « Même si on me coupait les deux mains, je me disais : je vais continuer », raconte-t-il.
En attendant de le retrouver sur scène le 11 septembre à Sainte-Thérèse ou le 18 septembre à Saint-Jérôme, nous vous invitons à découvrir cette rencontre dans son intégralité sur la chaîne YouTube de JCL Média.
MOTS-CLÉS
Saint-Eustache
Super Aqua Club
Luc Langevin
Balado de l’été