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Photo Iona Mousli Au-delà de la magie

Luc Langevin au Balado de l’été

Balado de l’été – Luc Langevin, architecte de l’émerveillement

Publié le 06/08/2026

Alors que le célèbre illusionniste Luc Langevin nous a habitués à une image solennelle et à une aura empreinte de mystère, il a accepté de troquer son costume noir et son calme hypnotisant pour une paire de bermudas, au cœur du décor tropical du Super Aqua Club de Pointe-Calumet, le temps d'une entrevue à cœur ouvert dans le cadre du Balado de l'été du Journal L'Éveil.

De passage à Saint-Eustache pour une série de spectacles, celui qui s’est d’abord fait connaître pour son approche quasi scientifique de la magie semble aujourd’hui se reconnaître parfaitement lorsqu’on le qualifie d’« architecte de l’émerveillement ». Car c’est d’abord sur cette quête que repose son plus récent spectacle. Et nul besoin d’attendre longtemps pour voir l’architecte à l’œuvre. Au moment de venir s’asseoir au micro, un employé du parc aquatique, d’abord intimidé à l’idée de lui demander une poignée de main, est finalement reparti avec une chaleureuse accolade de son idole.

La vraie magie

Bien qu’il admette candidement qu’il faudrait être bien naïf pour croire que la « vraie » magie existe, Luc Langevin est convaincu qu’elle prend plutôt vie dans les yeux de ceux qui la regardent. Ce qu’il cherche avant tout à préserver, ce n’est pas le secret d’un tour, mais l’émotion qu’il provoque.

« Qu’est-ce qu’on perd en vieillissant? On gagne beaucoup de choses, mais on perd cette espèce de naïveté-là… cet espoir en l’avenir », réfléchit-il.

Pour raviver cette émotion, l’illusionniste replonge lui-même dans son enfance. Il en a même fait la signature de son spectacle en invitant un enfant à monter sur scène dans un numéro qui laisse la salle sous le choc.

« J’ai toujours un peu le trémolo dans la voix… Il faut que je me retienne, parce que je ne veux pas me mettre à brailler », avoue-t-il.

Lever le voile

Le mystérieux homme de scène accepte aussi de lever le voile sur l’homme derrière le personnage. Il raconte comment les premiers applaudissements de sa carrière lui ont fait sentir, pour la première fois, qu’il était « pertinent ». Un besoin de reconnaissance qui, avec les années, s’est transformé en désir de faire vivre des émotions plutôt que d’en recevoir.

Il raconte aussi l’épisode de maladie qui l’a conduit aux soins intensifs, au point où les médecins lui ont annoncé qu’il pourrait perdre l’usage de ses mains. Difficile d’imaginer pire hantise pour un magicien. Langevin pensait différemment : « Même si on me coupait les deux mains, je me disais : je vais continuer », raconte-t-il.

En attendant de le retrouver sur scène le 11 septembre à Sainte-Thérèse ou le 18 septembre à Saint-Jérôme, nous vous invitons à découvrir cette rencontre dans son intégralité sur la chaîne YouTube de JCL Média.