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Alizée Goulet – Un premier album jeunesse ancré dans l’intime

Photo courtoisie – Alizée Goulet et Laurence Goulet-Tremblay (non, elles ne sont pas de la même famille), en pleine lecture lors du lancement de Minuit sonne et farandole.

Alizée Goulet – Un premier album jeunesse ancré dans l’intime

Publié le 17/04/2026

À travers son premier album jeunesse, Minuit sonne et farandole, l’autrice Alizée Goulet replonge dans un territoire intime. Un espace fait de souvenirs, de complicité et de nuits secrètes, directement inspiré de sa relation avec sa sœur.

« Ma sœur et moi, on se levait la nuit. On descendait sans faire de bruit, on allait se chercher à manger, puis on remontait se raconter des histoires pendant des heures », raconte-t-elle.

Ce souvenir-là devient le point de départ du livre. Deux sœurs. Une maison endormie. Une sortie discrète, presque clandestine. Et surtout, ce moment qui n’appartient qu’à elles.

Dans Minuit sonne et farandole, les parents sont absents. Alizée voulait capter cet espace que les adultes ne voient pas complètement. Ce monde fait d’imaginaire, de jeux et de liens qui se construisent en dehors du regard parental. « Les enfants… il y a tellement de choses qui fuient. On ne peut pas les capter au complet », dit-elle.

Illustré dans des tons de bleu léger, on sent la douceur de la nuit dès la première page du livre alors que la magie, elle, s’installe tranquillement.

L’autrice de Deux-Montagnes assume une écriture poétique, portée par le rythme, les sons et les images. Dans l’histoire, deux sœurs quittent la maison en pleine nuit et se rendent dans une clairière. Elles observent les animaux, d’abord à distance, avant d’être remarquées, une rencontre, un échange de regards, puis une forme de reconnaissance mutuelle s’installe. Tout le monde s’observe. Tout le monde s’accueille.

Un livre comme celui-là ne se construit pas seule

Derrière le texte, il y a le travail de l’illustratrice Laurence Goulet-Tremblay. Une rencontre qui ne s’est pas faite autour d’une table, mais à distance, à travers les esquisses et les échanges. « On ne se connaissait pas. Mais quand j’ai vu ce qu’elle avait fait, j’ai eu l’impression qu’elle avait vu dans ma tête », raconte Alizée Goulet.

Certaines images tombent juste, sans explication. Comme si le texte et le dessin s’étaient rejoints en chemin. « Un livre comme ça, c’est un dialogue », résume Alizée.

Ce projet tranche avec ses œuvres précédentes, beaucoup plus sombres, autant dans les thèmes que dans la forme. Ici, le ton est plus doux, plus lumineux, mais la démarche reste la même. « On est dans la poésie, dans la réciprocité, dans la douceur de la nuit, dans ces petits moments-là qui rendent l’expérience d’être en vie fabuleuse », dit-elle.

Si vous voulez faire vivre un moment de magie à vos enfants, Minuit sonne et farandole est en vente chez un libraire près de chez vous.