En 1840, Montréal dénombre 183 réverbères, dont 150 fonctionnent au gaz. Entre-temps, un Comité d’éclairage est créé à Montréal le 14 septembre 1840 par une résolution du conseil de ville. La première séance de ce comité se déroule le 7 janvier 1841. Sa dernière séance a lieu le 11 janvier 1898, alors qu’il est intégré au Comité du feu le 14 février 1898 pour ainsi constituer la Commission des incendies et de l’éclairage. Selon le fonds du Comité d’éclairage contenu aux archives de la Ville de Montréal, «le mandat du Comité d’éclairage est de prendre en charge l’éclairage des endroits publics et des rues de la ville de Montréal. Le conseil de ville choisit les membres des commissions échevinales parmi les élus, à l’issue de chaque élection».
De plus, on note la fondation en 1849 de la New City Gas Company of Montreal qui doit fournir l’éclairage au gaz à la Ville de Montréal. Le célèbre journaliste satirique Napoléon Aubin est aussi très impliqué dans ce type d’énergie. Durant un séjour aux États-Unis, de 1853 à 1863, il met au point un nouveau procédé d’éclairage au gaz qui fait d’ailleurs l’objet d’un brevet et d’un article publié en 1858 dans la revue Scientific American (New York). Par surcroît, il est nommé inspecteur du gaz pour la Ville de Montréal en 1875 et parcourt le pays comme conseiller en éclairage des villes.
Depuis 1880, la ville de Montréal est éclairée par des lampadaires électriques dont le procédé (la lampe incandescente) est inventé, comme tout le monde le sait, par l’industriel américain Thomas Edison en 1879. Malgré l’avènement de l’électricité, il restait encore 600 réverbères au gaz dans les rues de Montréal en 1903.
