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Virage santé à l’école Emmanuel-Chénard

Lors de la conférence de presse, les vélos stationnaires de l’établissement avaient été installés dans le gymnase pour permettre aux élèves de participer à une pause active.

Virage santé à l’école Emmanuel-Chénard

Publié le 10/02/2016

Le directeur de l’école primaire Emmanuel Chénard, à Deux-Montagnes, Yvon Villeneuve, a profité de la Semaine des enseignants et enseignantes pour annoncer, lundi, que son établissement joignait le Programme de Santé globale. 

Ce programme est implanté dans les écoles primaires et secondaires du Québec depuis 1998. Il vise à favoriser la réussite scolaire en contrant la sédentarité et en enseignant aux élèves à adopter de saines habitudes de vie par la pratique régulière d’activités physiques et par une alimentation équilibrée. Il a aussi pour objectifs d’encourager l’effort et le dépassement de soi, susciter la motivation, développer le sens des responsabilités et améliorer les valeurs socio-affectives.

«Ce sont de grands mots, a lancé M. Villeneuve aux quelque 500 élèves réunis dans le gymnase pour l’occasion, mais vous allez voir que nous allons tous les vivre un après l’autre de différentes façons, du préscolaire à la 6e année.»

Pause active

M. Villeneuve a poursuivi son allocution en expliquant aux élèves qu’étant donné que l’école ne compte que deux gymnases et que ceux-ci sont déjà utilisés à pleine capacité, c’est en marge de la «pause active» que le programme sera implanté.

«Sans la pause active, a-t-il précisé, nous ne serions pas une école de santé globale car il faut bouger plus pour le devenir. Nous avons donc trouvé une façon ingénieuse de joindre le programme.»

Marie-Claude Bérubé, enseignante en 4e année à l’école Emmanuel-Chénard et instigatrice de cette fameuse pause active, a expliqué en quoi elle consiste.

«Lors de l’année scolaire 2008-2009, a-t-elle relaté, j’ai commencé à faire bouger mes élèves en classe lors du concours Lève-toi et bouge et le constat fut alors évident pour moi. Assez vite, je me suis aperçu que non seulement mes élèves avaient de belles couleurs, mais qu’en plus ils étaient aussi détendus, concentrés et disposés à bien travailler.»

Voyant les résultats positifs qu’entraînaient ces moments d’exercices chez ses élèves, Mme Bérubé a donc poursuivi ce stratagème pendant les années suivantes. Puis, grâce à la collaboration de Mélodie Paquette, une stagiaire qu’elle a accueillie dans sa classe en 2013 et qui, a précisé l’enseignante, «a eu un coup de foudre pour sa façon de faire bouger les jeunes», est née la pause active.

Une pause active, comme l’a indiqué Marie-Claude Bérubé, est une brève séance d’exercices physiques structurés suivis de respirations profondes, générant un effort physique, pouvant avoir lieu dans un espace restreint et se réalisant pendant du temps de travail.

Présente à l’école Emmanuel-Chénard pour assister au lancement du programme, Paule Fortier, présidente de la Commission scolaire de la Seigneurie des Mille-Îles (CSSMI), a par ailleurs louangé sa mise en place.

«La réussite scolaire est au centre de notre mission éducative, a-t-elle mentionné. Nous sommes bien contents de l’élaboration de ce programme qui exige un engagement significatif de votre part, de toute l’équipe école et de nombreux partenaires.»

Soulignons qu’au niveau primaire, l’école Emmanuel-Chénard est la seule des régions de Laval, Laurentides et Lanaudière à joindre le Programme de Santé globale. Celui-ci a déjà été instauré à la polyvalente Sainte-Thérèse.