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Une pétition et des manifestations contre le TGV

Photo Christophe Godon –

Sylvain Ethier, Chantal Ethier, Sylvain Narbonne, Émilie Ethier, Robert Ladouceur, Nicole Cousineau, André Gohier, Marcel Denis, Stéphane Lapointe et son épouse, Serge Bélanger, Cynthia Grondin, Bernard Laurin, Jean-François Ethier et quelques enfants étaient réunis à Sainte-Scholastique avant d’aller manifester en Ontario.

Une pétition et des manifestations contre le TGV

Publié le 19/03/2026

Le 5 mars dernier, une délégation de Mirabel s’est rassemblée à l’église de Sainte-Scholastique pour voyager jusqu’à Chute-à-Blondeau au bord de la rivière des Outaouais.

La petite communauté rurale de l’Est ontarien s’était mobilisée pour contester l’arrivée prochaine du TGV sur leur territoire.  La trentaine de manifestants apportait avec eux des pancartes et des manteaux chauds compte tenu de la météo.

Pour le député fédéral Jean-Denis Garon, la communauté qu’il représente peut jouer un rôle central dans ce dossier. « Le traumatisme de Mirabel agit comme une alarme pour tout le reste du tracé », a-t-il déclaré.

La productrice de la relève, Cynthia Grondin, présente à Sainte-Scholastique le 5 mars, abonde dans le même sens : « On voit bien qu’on a toutes les mêmes préoccupations, qu’on soit à Mirabel ou ailleurs. Nos terres sont importantes et on ne veut pas être des citoyens de seconde classe. »

Questionnées sur la proposition de la Ville de Mirabel d’utiliser les terres fédérales et d’avoir un arrêt à l’aéroport, Cynthia Grondin ne la trouve pas satisfaisante. « La mairesse fait son travail, je vais faire le mien », s’est-elle contentée de répondre. Elle critiquait d’ailleurs l’appui des autres municipalités lors de la conférence de presse du 24 février dernier : « C’est sûr qu’ils vont l’appuyer, ils doivent être contents que Mirabel se batte à leur place. »

Philippe Leroux, le président de la section Deux-Montagnes de l’UPA, très impliqué dans la campagne Alt-no, se disait lui aussi solidaire des agriculteurs touchés par le projet : « Là-bas, c’est encore plus rural qu’ici. C’est pour ça qu’il faut se serrer les coudes et faire front commun. »

La pétition

Cynthia Grondin a enregistré sa pétition contre les expropriations accélérées à la fin février au Parlement avec l’appui du député Jean-Denis Garon. « On est rendu à 2000 signatures, mais on en voudrait 30 000, 40 000. Les gens doivent comprendre que c’est un conflit plus grand que seulement les agriculteurs contre un TGV. Ce gouvernement-là nous enlève des droits dans ce dossier-là. Si on laisse ça passer, ça sera quoi la prochaine fois? » questionne-t-elle.

M. Garon dénonce lui aussi l’accélération prévue pour les expropriations : « Quand on exproprie, le gros bout du bâton est toujours dans les mains de celui qui veut acheter. Si on enlève les protections juridiques au vendeur, son pouvoir de négociation disparaît. »

La première ronde de consultation tire à sa fin. Un bilan sera déposé par Alto à la fin du printemps et un tracé plus précis sera dévoilé avant la fin de l’année à la suite des études de leur équipe sur le terrain.