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Transports : Benoît Charette mise sur la rigueur budgétaire

Photo LinkedIn de Benoit Charette – Benoît Charette considère son nouveau rôle comme un défi important à un moment charnière pour les enjeux de mobilité.

Transports : Benoît Charette mise sur la rigueur budgétaire

Publié le 08/05/2026

« C’est un ministère important qui touche le quotidien de l’ensemble de la population. Déjà, avoir cela en tête est pour moi une priorité ». Benoît Charette ne chôme pas.

Une semaine après sa nomination à la tête du ministère des Transports du Québec, le nouveau ministre établit ses priorités dans un contexte de déficit budgétaire.

Le gouvernement du Québec doit composer avec un objectif de retour à l’équilibre des finances publiques, estime le ministre, ajoutant que cette réalité s’applique également aux municipalités et aux sociétés de transport, qui doivent elles aussi respecter leurs contraintes budgétaires.

M. Charette entend s’attaquer au déficit d’entretien du réseau routier québécois, un enjeu qu’il dit bien connaître pour avoir déjà été aux Infrastructures. « Nos routes, au fil des années, des décennies, ont littéralement manqué d’amour. Les gouvernements précédents ont malheureusement porté très peu d’attention au maintien des actifs, ce qui fait que le déficit d’entretien est important », souligne-t-il.

Faire mieux avec moins

Depuis 2018, le gouvernement affirme avoir travaillé à corriger ce déficit, mais Benoît Charette reconnaît que la tâche est loin d’être terminée. Il évoque notamment des liens routiers qui doivent être complétés ou entièrement revus.

Le ministre annonce par ailleurs des rencontres à venir avec les sociétés de transport à travers le Québec afin d’aborder la question de la mobilité durable. Il soutient que la solution ne peut pas reposer uniquement sur une augmentation du financement. Selon lui, il est nécessaire d’optimiser l’utilisation des ressources déjà disponibles, rappelant que ce sont ultimement les contribuables qui assument le coût des projets et des engagements publics.

« Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de nouvelles initiatives qui peuvent voir le jour », précise-t-il, insistant sur le fait que celles-ci ne peuvent pas systématiquement passer par des ajouts de fonds.

Il cite en exemple la Société de transport de Lévis, qu’il a visitée, et qu’il considère comme « un modèle à retenir en termes d’efficacité au niveau du contrôle de ses dépenses et de ses coûts ».

De la mobilité durable

Le ministre affirme que la région des Laurentides était auparavant sous-financée en matière de transport au regard de son poids démographique, mais que ce retard a été en grande partie rattrapé grâce à des investissements importants au cours des dernières années. Il reconnaît toutefois que la mobilité durable demeure un enjeu dans l’ensemble des régions.

Ancien ministre de l’Environnement, Benoît Charette voit dans son nouveau rôle un atout pour son portefeuille actuel. « Ce sont deux enjeux qui sont intimement liés ». Il salue sa successeure à l’Environnement, Pascale Déry, qu’il décrit comme « une collègue de longue date », et dit vouloir poursuivre ce travail transministériel.