Les deux organisations ont annoncé le 15 juin la mise en ligne simultanée de pages Web identiques destinées à centraliser l’information disponible sur ce projet fédéral qui pourrait traverser une importante zone agricole des deux territoires.
Accessible sur les sites Internet des deux administrations, la nouvelle plateforme regroupe des réponses aux questions les plus fréquemment soulevées par les citoyens, les propriétaires fonciers et les producteurs agricoles. On y retrouve notamment des informations sur l’avancement des études, les démarches d’acquisition de terrains ainsi que les enjeux liés aux terres agricoles.
La mairesse de Mirabel, Roxanne Therrien, et le préfet de la MRC d’Argenteuil, Bernard Bigras, ont insisté sur le fait que leur démarche ne constitue ni un appui ni une opposition au projet.
« On ne vient pas ici défendre le projet ou prendre position. C’est vraiment pour orienter les gens vers une information factuelle et transparente », a expliqué Mme Therrien lors d’un point de presse conjoint.
Les deux élus ont souligné que leurs territoires partagent plusieurs réalités communes. Les secteurs susceptibles d’être touchés par le tracé potentiel du TGV se trouvent principalement dans des zones agricoles situées de part et d’autre de la frontière entre Mirabel et Saint-André-d’Argenteuil.
« Nos réalités sont extrêmement semblables. On vit les mêmes choses », a affirmé M. Bigras, ajoutant que les deux administrations souhaitent parler « d’une même voix » lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts de leurs citoyens.
Rassurer une population inquiète
Les deux élus reconnaissent que le projet suscite de nombreuses interrogations, particulièrement chez les agriculteurs et les propriétaires concernés par les corridors d’étude dévoilés jusqu’à présent.
Mme Therrien affirme constater un climat d’anxiété chez plusieurs résidents. « On veut être là pour nos citoyens. On les entend et on sait qu’il y a de l’anxiété partout », a-t-elle déclaré.
Selon les informations dont disposent actuellement les municipalités, aucune activité de terrain liée au projet n’est prévue avant l’automne. Les études environnementales se poursuivent et aucun tracé définitif n’a encore été présenté.
Les élus ont toutefois révélé être intervenus récemment auprès d’Alto après avoir appris par les médias l’éventualité de survols par drones dans les secteurs étudiés. À la suite de leurs représentations, les vols auraient été suspendus temporairement.
Une volonté de demeurer à la table
Malgré les critiques formulées par certains opposants au projet, les deux administrations entendent maintenir le dialogue avec les promoteurs afin d’obtenir le plus d’information possible et de faire valoir les particularités du territoire.
Mirabel et Argenteuil souhaitent notamment que les terres publiques, les emprises existantes et les secteurs moins productifs soient privilégiés afin de réduire les impacts sur les exploitations agricoles.
« On ne veut pas être confrontants. On veut faire partie de la table des négociations depuis le début », a soutenu Mme Therrien.
Les nouvelles pages d’information seront mises à jour au fur et à mesure de l’évolution du dossier. Les citoyens qui ne trouvent pas réponse à leurs questions pourront également communiquer directement avec les équipes de la Ville de Mirabel ou de la MRC d’Argenteuil, qui se sont engagées à agir comme relais entre la population et Alto.

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