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TGV : le Mouvement Citoyen Mirabel veut jouer les chiens de garde

Photo Courtoisie –

Pierre-Olivier Langlois, chef du Mouvement Citoyen Mirabel, veut jouer un rôle de chien de garde à l’hôtel de ville

TGV : le Mouvement Citoyen Mirabel veut jouer les chiens de garde

Publié le 20/03/2026

Alors que le projet de train à grande vitesse (TGV) entre Québec et Toronto continue de faire couler beaucoup d’encre, le Mouvement Citoyen Mirabel (MCM) souhaite adopter une posture de vigilance.

Sans s’opposer d’emblée au projet, le parti affirme en entrevue vouloir agir comme « chien de garde » afin de s’assurer que ses impacts soient pleinement évalués.

« On ne dit pas qu’on est contre le projet, mais on veut s’assurer que les choses soient bien faites », explique le chef du parti, Pierre-Olivier Langlois. Selon lui, l’ampleur du chantier justifie une analyse rigoureuse. « On parle d’un projet de plusieurs milliards de dollars avec des impacts à très long terme. On veut s’assurer que tout soit réfléchi avant qu’il ne soit trop tard. »

« On dirait que la mairesse a déjà dit oui »

Le conseiller municipal Patrick Rebelo abonde dans le même sens. Pour lui, le rôle de l’opposition est d’assurer un suivi serré des décisions qui pourraient transformer durablement le territoire. « Ce sont des projets structurants. Une fois que c’est construit, on ne peut pas revenir en arrière facilement. »

Le Mouvement Citoyen Mirabel souligne notamment l’importance de mesurer les répercussions locales d’une éventuelle infrastructure ferroviaire rapide, tant sur l’aménagement du territoire que sur la circulation et le développement urbain. Les membres du parti souhaitent également que les citoyens soient adéquatement informés au fil de l’avancement du projet.

Un appui aux manifestants

La question agricole constitue aussi un point de vigilance majeur pour le groupe. Agronome retraité et membre du parti, Réal Brière rappelle que Mirabel demeure un territoire où les terres cultivables occupent une place centrale. Selon lui, toute nouvelle infrastructure doit tenir compte de la réalité agricole et de la protection des sols.

« Il faut regarder les impacts sur les terres et sur les entreprises agricoles. On parle d’un territoire qui nourrit la région », souligne-t-il, rappelant son implication de longue date auprès de différentes organisations du milieu agricole telles que la Fédération des producteurs de lait, Écoute agricole et le Collège Lionel Groulx.

Pour le Mouvement Citoyen Mirabel, l’enjeu dépasse la simple implantation d’une ligne ferroviaire. Les membres du parti souhaitent surtout que le projet se développe dans la transparence et dans le respect des réalités locales.

Patrick Rebelo insiste d’ailleurs sur la nécessité d’examiner l’ensemble des angles du dossier, qu’il s’agisse des retombées économiques, des impacts environnementaux ou des effets sur les communautés traversées.

« On veut poser les bonnes questions, faire les vérifications nécessaires et s’assurer que la population soit bien informée », résume-t-il.

Le parti prévoit d’ailleurs préciser prochainement sa position tout en poursuivant son analyse du projet.