La députée de Mirabel a annoncé le 9 juin qu’elle ne solliciterait pas un quatrième mandat lors des élections de 2026, mettant un terme à une trajectoire politique qui aura commencé bien avant son arrivée à Québec, ici même, à Saint-Joseph-du-Lac.
Avant de faire le saut sur la scène provinciale, Sylvie D’Amours s’était déjà investie dans sa communauté. Agricultrice et femme d’affaires, elle a notamment présidé le Syndicat des agricultrices des régions Outaouais-Laurentides, la Société d’agriculture Mirabel–Deux-Montagnes et la Table de concertation agroalimentaire des Laurentides. Elle a aussi siégé à plusieurs organismes locaux et régionaux, dont le comité consultatif d’urbanisme et l’Office municipal d’habitation de Saint-Joseph-du-Lac. En 2009, elle est élue conseillère municipale du village, où elle touche entre autres aux dossiers de transport, d’agriculture, d’environnement et de développement économique.
C’est en 2014 qu’elle est élue pour une première fois députée de Mirabel sous la bannière de la Coalition avenir Québec. Elle sera réélue en 2018, puis en 2022. À l’arrivée de la CAQ au pouvoir en 2018, François Legault lui confie le ministère responsable des Affaires autochtones ainsi que la responsabilité de la région des Laurentides. Elle occupera ces fonctions jusqu’en octobre 2020.
Son passage à Québec ne se limite toutefois pas au Conseil des ministres. Au fil de ses trois mandats, Sylvie D’Amours préside notamment la Commission des relations avec les citoyens, puis la Commission de l’économie et du travail. En novembre 2024, ses collègues de l’Assemblée nationale la choisissent comme deuxième vice-présidente, une fonction qui l’amène à présider les débats parlementaires et à veiller à l’application des règles de l’Assemblée.
Son départ n’est pas tout à fait une surprise. Dès janvier 2025, en entrevue avec nos journaux, elle réfléchissait ouvertement à la possibilité de ne pas solliciter un nouveau mandat. Elle parlait alors de douze années passées loin de sa famille et de ses amis, mais aussi de l’importance, selon elle, du renouvellement dans les organisations et en politique.
En annonçant officiellement sa décision cet été, la députée a dit quitter avec le sentiment d’avoir servi « avec conviction, authenticité et détermination ». Elle assure toutefois ne pas vouloir disparaître de la vie publique et entend demeurer engagée dans sa communauté.
Pour Saint-Joseph-du-Lac, son parcours aura donc fait un long détour par l’Assemblée nationale sans jamais complètement quitter le village. Son bureau de circonscription est d’ailleurs toujours établi sur le chemin Principal. De conseillère municipale à ministre, puis vice-présidente de l’Assemblée nationale, Sylvie D’Amours aura porté pendant plus d’une décennie le territoire de Mirabel à Québec, avant de revenir, à sa manière, à son point de départ.

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