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Sainte-Marthe-sur-le-Lac – « Le niveau de sécurité est très proche de 10 sur 10 »

Photo : Iona Mousli

Le maire François Robillard estime que Sainte-Marthe-sur-le-Lac aborde désormais les périodes de crue avec beaucoup plus de confiance depuis la reconstruction de la digue.

Sainte-Marthe-sur-le-Lac – « Le niveau de sécurité est très proche de 10 sur 10 »

Publié le 20/05/2026

Pendant que plusieurs municipalités du Québec surveillaient la montée des eaux ce printemps, Sainte-Marthe-sur-le-Lac est restée discrète.

Sept ans presque jour pour jour après la rupture de la digue de 2019, le maire François Robillard estime que la Ville est passée à autre chose.

« Oui, ça fonctionne. Ça fonctionne très bien », lance le maire quand on lui demande si la nouvelle digue remplit sa mission.

Le niveau du lac des Deux-Montagnes reste élevé cette année, mais l’ambiance n’a rien à voir avec celle d’avant 2019.

« Le niveau d’anxiété et le niveau de stress étaient beaucoup plus bas », affirme-t-il.

Avant les travaux, certains secteurs de la digue se retrouvaient à quelques dizaines de centimètres seulement du niveau de l’eau lors des périodes critiques. Aujourd’hui, la marge dépasse deux mètres à certains endroits.

Reste un enjeu de taille : les nouvelles cartes des zones inondables, attendues dans les prochains mois dans la région métropolitaine. Pour Sainte-Marthe-sur-le-Lac, la reconnaissance officielle de la digue par Québec demeurera un élément central dans la suite du dossier.

Personne assise près d’une grande fenêtre dans un espace moderne et lumineux donnant sur une cour gazonnée.
Photo Iona Mousli François Robillard affirme que l’adaptation aux changements climatiques demeurera l’un des grands défis des prochaines décennies pour Sainte-Marthe-sur-le-Lac.

« Le règlement n’est pas adapté aux territoires protégés par un ouvrage comme une digue », soutient le maire.

Malgré l’historique des inondations, la Ville attire toujours de nouveaux résidents. Dans les secteurs de la 18e et de la 19e avenue, de nouvelles maisons sortent encore de terre.

« Les gens continuent à vivre ici parce que ça reste un milieu de vie », affirme François Robillard.

La Ville prévoit poursuivre ses investissements dans le secteur, entre autres dans les parcs, les infrastructures pluviales et le programme Oasis, qui vise à rendre certains quartiers plus résilients face aux changements climatiques.

Pour le maire, le vrai défi des prochaines décennies sera l’adaptation, pas uniquement la digue elle-même.

« Même des terrains situés à des kilomètres d’un cours d’eau peuvent aujourd’hui être à risque avec les pluies intenses », rappelle-t-il.

Quand on lui demande à quel point il se sent en sécurité, sur une échelle de 1 à 10, il ne se fait pas prier.

« On est très proche du 10. Mais le risque zéro n’existe pas. »