Sans préjuger des conclusions de l’enquête toujours en cours, le maire Patrick Hardy souhaite ouvrir une réflexion sur les mesures de sécurité dans les secteurs périphériques, dont celui où le naturisme est toléré, afin de déterminer si des mesures supplémentaires pourraient mieux protéger les usagers.
Le drame est survenu dans un secteur éloigné des principales zones de baignade, au moment où se déroulait la Semaine nationale de la prévention de la noyade. Pour le maire, cette coïncidence rappelle l’importance d’évaluer continuellement les mesures de prévention mises en place sur les plans d’eau.
Patrick Hardy a d’abord offert ses condoléances à la famille et aux proches de la victime. Il insiste toutefois sur la nécessité de laisser les autorités faire leur travail avant de tirer des conclusions.
« Il faut laisser l’enquête suivre son cours avant de tirer quelque conclusion que ce soit sur les circonstances de cet événement. Comme élus et comme communauté, nous avons toutefois la responsabilité de nous interroger sur les mesures en place dans les différents secteurs de la plage et de déterminer si des améliorations pourraient être apportées afin d’assurer la sécurité des usagers », affirme-t-il.
Les secteurs périphériques dans la mire
Si les secteurs les plus fréquentés de la plage bénéficient d’une surveillance assurée par des sauveteurs, ce n’est pas le cas de certaines portions plus éloignées, fréquentées depuis de nombreuses années.
Le maire cite notamment le secteur où le naturisme est toléré, sans être officiellement autorisé. Selon lui, cette réalité soulève des questions quant à l’encadrement offert dans une zone connue et régulièrement utilisée par des visiteurs.
« Lorsqu’un secteur est connu, fréquenté depuis longtemps, mais demeure dans une forme de zone grise quant à son encadrement et qu’il arrive un événement comme celui-ci, il est légitime de se demander si le statu quo est la bonne solution », soutient-il.
L’élu précise que la réflexion dépasse toutefois le seul secteur naturiste et vise plus largement les espaces périphériques qui échappent à la surveillance habituelle.
Une résolution déposée au conseil
Le maire a déposé une résolution lors de la séance du conseil municipal du 4 août afin d’interpeller les autorités et les partenaires concernés. Cette démarche vise à amorcer des discussions sur la sécurité, la prévention et l’encadrement des secteurs moins surveillés de la plage.
Patrick Hardy insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas de désigner des responsables, mais bien d’évaluer les pratiques actuelles.
« Notre objectif n’est pas d’attribuer des responsabilités ou de chercher des coupables, mais bien d’adresser la situation et de nous assurer que, lorsqu’une tragédie survient, nous ayons le courage de nous poser les bonnes questions », explique-t-il.
Prévention et collaboration
La Municipalité estime que toute amélioration potentielle des mesures de sécurité mérite d’être examinée avec les organisations concernées.
Elle invite également les usagers à respecter les consignes de sécurité et, lorsque possible, à privilégier les zones où la baignade est surveillée. Les secteurs non encadrés peuvent présenter davantage de risques, particulièrement lors des périodes de forte affluence.
Des mesures à évaluer
Les discussions devront notamment permettre de préciser les responsabilités des différents intervenants, d’évaluer les besoins en matière d’encadrement et de déterminer si certaines pratiques devraient être revues.
Les conclusions de l’enquête sur le décès du 19 juillet n’ont pas encore été rendues publiques.

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