L’offre patronale prévoyait un chèque de 10 000 $ par employé, en échange d’augmentations salariales jugées insuffisantes, du démembrement du régime de retraite et d’une réduction importante des assurances collectives.
« Ce n’est pas vrai qu’on va se laisser acheter, encore moins après 19 mois de conflit de travail ! », lance Jean-François Gagné, président du syndicat. Il précise que presque tous les membres étaient présents à l’assemblée, y compris ceux qui ont dû se trouver un emploi ailleurs.
Des offres quasi identiques à celles de novembre 2024
Les 47 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour avaient déjà rejeté des offres similaires en novembre 2024, juste avant d’être mis en lockout. Béton Provincial, propriété d’André Bélanger, avait racheté ces usines, auparavant du groupe Demix, en avril 2024, puis exigé quatre mois plus tard un gel salarial de quatre ans, l’abolition du régime de retraite et la réduction des assurances.
« À peu de choses près, les travailleurs ont rejeté les mêmes offres qu’ils avaient rejetées en novembre 2024, juste avant d’être mis en lockout », rappelle David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN. « Ce n’est pas vrai qu’on va accepter que Béton Provincial nivelle vers le bas les conditions de toute l’industrie. »
La CSN indique que son fonds de grève et la solidarité du mouvement permettent aux travailleurs de tenir. Par ailleurs, Béton Provincial a déclaré un deuxième lockout le 6 juin dernier à son usine de Saint-Eustache, dont les membres sont aussi syndiqués à la CSN.

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