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Photo À déterminer – C’est pas moi qui les ai prises.

Les trois candidates de Mirabel présentent leurs priorités

Publié le 29/09/2026

Croissance rapide, réseau routier sous pression, avenir des terres agricoles, crise du logement et zones inondables : les enjeux propres à la circonscription de Mirabel ont occupé une large place lors du débat électoral organisé par le Groupe JCL, le 24 septembre, à la bibliothèque municipale de Sainte-Marthe-sur-le-Lac.

Geneviève Couture, du Parti québécois (PQ), Daniela Rodriguez, du Parti libéral du Québec (PLQ), et Marjolaine Ferron, de la Coalition avenir Québec (CAQ), ont confronté leurs propositions pendant près d’une heure et demie devant une quarantaine de personnes. Six grands thèmes étaient au programme : croissance et infrastructure; mobilité et sécurité routière; économie : tarifs, agriculture et industrie; itinérance, logement et enjeux sociaux; zones inondables; démocratie et liberté de presse.

Des routes au TGV

Les infrastructures ont rapidement fait apparaître des priorités différentes. Geneviève Couture a insisté sur la nécessité de remettre en état le réseau existant, citant la route 344 et le chemin Binette. Daniela Rodriguez a plutôt fait du parachèvement de l’autoroute 50 entre Lachute et Mirabel un dossier prioritaire. Le PLQ a d’ailleurs pris cet engagement pendant la campagne.

Marjolaine Ferron a pour sa part placé la sécurité de la route 148 parmi ses principales préoccupations et défendu les investissements consacrés au maintien des infrastructures existantes.

Le projet de train à grande vitesse Alto a davantage divisé les candidates. Le PQ souhaite retirer le Québec du projet, invoquant notamment ses coûts et les impacts anticipés sur le territoire agricole. Alto évalue actuellement le coût de son projet entre 60 et 90 milliards de dollars.

Daniela Rodriguez et Marjolaine Ferron ont plutôt soutenu qu’il fallait demeurer présentes dans les discussions avec le gouvernement fédéral afin de défendre les intérêts de la région et de participer aux décisions entourant le tracé.

Transport, agriculture et aéronautique

Sur la mobilité, les trois candidates ont reconnu l’importance d’une meilleure concertation avec les municipalités. Mme Couture a plaidé pour une approche combinant réseau routier et transport collectif, alors que Mme Rodriguez a insisté sur la nécessité d’assurer un financement prévisible au transport collectif. Mme Ferron a rappelé que l’automobile demeure difficilement remplaçable dans plusieurs secteurs ruraux de la circonscription.

Les échanges économiques ont porté sur l’aéronautique, fortement implantée à Mirabel, dans un contexte d’incertitude commerciale avec les États-Unis. Le PQ propose des mesures ciblées pour les entreprises affectées par les tarifs, tandis que le PLQ mise sur l’allègement réglementaire et un meilleur accès des entreprises québécoises aux marchés publics. La candidate caquiste a plutôt défendu les interventions du gouvernement sortant afin de protéger les investissements et les emplois du secteur.

L’agriculture a également occupé une place importante. Les trois candidates ont abordé le poids de la réglementation et la relève agricole. Geneviève Couture a défendu le principe de zéro perte nette de terres agricoles, qui figure parmi les engagements du PQ.

Logement et itinérance

Les engagements se sont chiffrés en milliards lorsqu’est venu le temps d’aborder le logement et l’itinérance.

Le PQ propose la construction de 20 000 logements sociaux, dont 2 000 destinés aux personnes en situation d’itinérance. Le parti prévoit investir un milliard de dollars sur quatre ans avec l’objectif de réduire l’itinérance de 50 % d’ici 2030.

Le PLQ a pour sa part annoncé un investissement de 1,5 milliard de dollars afin d’ajouter 40 000 logements sociaux et abordables et souhaite porter le rythme de construction à 100 000 nouveaux logements par année. Marjolaine Ferron a défendu les mesures proposées par la CAQ et appelé à traiter l’itinérance et la santé mentale dans une approche nationale.

Les digues au cœur des préoccupations

À Sainte-Marthe-sur-le-Lac et Pointe-Calumet, la nouvelle cartographie des zones inondables et la reconnaissance des ouvrages de protection ont donné lieu à plusieurs échanges.

Geneviève Couture a demandé que les digues construites selon les normes soient pleinement prises en compte. Daniela Rodriguez a proposé la création d’un « certificat de résilience » pour les propriétés protégées et une augmentation des sommes consacrées aux infrastructures de protection. Marjolaine Ferron a reconnu l’inquiétude des citoyens et promis de porter leurs préoccupations auprès du gouvernement et des experts responsables du dossier.

Malgré leurs différences, les trois candidates se sont rejointes sur un principe : les propriétés situées derrière une digue ne devraient pas être traitées de la même façon que celles directement exposées aux inondations.

Le débat s’est conclu sur la démocratie et la liberté de presse. Chacune des candidates a affirmé qu’elle était prête à défendre les intérêts de la circonscription lorsque ceux-ci entreraient en tension avec la ligne de son parti. Elles ont également reconnu le rôle des médias locaux et l’importance de mieux protéger les lanceurs d’alerte.

Les électeurs de la circonscription de Mirabel seront appelés aux urnes le 5 octobre.

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