icon journal
Les Laurentides demandent un arrêt à Mirabel

Photo courtoisie Leverdier – TGV à Mirabel : Un appui fort. Un message clair.

Les Laurentides demandent un arrêt à Mirabel

Publié le 05/03/2026

Lors des consultations publiques d’Alto à Mirabel le 24 février, la mairesse Roxanne Therrien a officialisé deux demandes au gouvernement fédéral : que le corridor d’étude du train à grande vitesse inclue le site aéroportuaire et qu’une gare soit implantée à Mirabel.

Entourée d’une quarantaine d’élus municipaux et de représentants d’entreprises des Laurentides et de Lanaudière, la mairesse a présenté une déclaration commune appuyant la résolution adoptée par le conseil municipal le 9 février dernier. Les signataires demandent à Ottawa d’utiliser en priorité les terres fédérales acquises lors de la construction de l’aéroport afin de réduire l’impact sur les zones agricoles et résidentielles.

« Le tracé doit passer sur les terres fédérales », a affirmé Mme Therrien, soutenant qu’une telle option constituerait un choix cohérent et limiterait les acquisitions supplémentaires.

La seconde demande vise l’implantation d’une gare sur le site de YMX Aérocité internationale. La Ville fait valoir que le pôle aéronautique regroupe plus de 45 entreprises et 10 000 employés, dont Airbus, Pratt & Whitney et Safran. Selon la mairesse, une gare permettrait de relier directement ce secteur stratégique aux grands centres économiques.

La déclaration soutient également que le site répondrait aux critères techniques, environnementaux et financiers établis par Alto pour l’élaboration du corridor.

Photo Christophe Godon — Une quarantaine d’élus municipaux de la couronne nord et des Laurentides sont venus appuyer les revendications de Mirabel et de sa mairesse Roxanne Therrien.

Options possibles

En discutant avec l’expert technique d’Alto, la mairesse s’est fait expliquer les tracés potentiels permettant la sortie de Laval vers les Laurentides. Le premier emprunterait le corridor du chemin de fer Québec-Gatineau le long de l’autoroute 15. La deuxième option serait un zigzag pour suivre les autoroutes 15, 440 et 13.

Une fois dans les Laurentides, ou bien le tracé bifurque comme le chemin de fer existant pour passer au nord de Saint-Augustin et au sud de l’aéroport, ou bien il bifurque au sud de Saint-Augustin et s’éloigne des terres fédérales et de l’aéroport. Au-delà de Mirabel, le corridor à l’étude prévoit que le TGV traverserait la rivière des Outaouais au sud de Hawkesbury, ce que compliquerait le « détour » par l’aéroport.

Alto fait le bilan de la journée

Questionné après la conférence de presse, le porte-parole d’Alto, Philippe Archambault, a indiqué que l’organisation « entend les demandes », tout en rappelant que le projet en est toujours à l’étape d’une zone d’étude élargie.

« On est tôt dans le processus. L’objectif est de recueillir les commentaires pour revenir à l’automne avec un corridor plus précis », a-t-il expliqué. Un rapport synthèse de la première vague de consultations sera publié au printemps, suivi d’une deuxième ronde à l’automne.

Alto précise que son mandat actuel prévoit sept stations sur l’axe Québec — Toronto, dont trois en Ontario et quatre au Québec : Montréal, Laval, Trois-Rivières et Québec. Aucune autre gare n’est confirmée à ce stade.

Sur la question foncière, l’organisation affirme privilégier des ententes de gré à gré avec les propriétaires et rappelle que l’expropriation constitue un outil de dernier recours dans les projets d’infrastructure.

Le corridor définitif devrait être présenté en décembre. D’ici là, Mirabel dit vouloir déposer un mémoire technique à Ottawa afin de détailler son scénario de moindre impact.

Consulter toutes les nouvelles concernant le train à grande vitesse (TGV) de Alto.