Pour Benoit Girardin, conseiller stratégique de la Candidature des Jeux du Canada 2031 – Mirabel et les Laurentides, la question essentielle est toutefois moins celle du coût que de ce qui restera lorsque les dernières médailles auront été remises.
Il rappelle que, selon les états financiers des éditions précédentes, les Jeux du Canada n’ont pas généré de déficit d’exploitation et ont plutôt produit des surplus variables d’une édition à l’autre. Il cite notamment Sherbrooke 2013, dont les bénéfices ont pu être réinvestis dans le développement sportif régional.
Le budget d’une édition se situe généralement entre 30 et 50 M$, tandis que l’impact économique global est évalué autour de 200 M$ dans la documentation transmise par la candidature.
L’exemple des Jeux du Canada d’été de St. John’s en 2025 illustre l’ordre de grandeur possible : 193,2 M$ de retombées économiques provinciales, 40,1 M$ en dépenses de visiteurs, 56,8 M$ en salaires et rémunérations locales et 642 emplois soutenus par l’événement.
Ces résultats ne constituent pas une prévision pour les Laurentides, mais donnent une idée de l’effet recherché.
Des legs bien après les Jeux
Pour M. Girardin, les retombées les plus durables seraient toutefois sportives et communautaires.
Les installations mises aux normes pourraient par la suite accueillir davantage de compétitions. De nouveaux clubs pourraient se développer autour des disciplines présentées pendant les Jeux, tandis que certains équipements acquis pour l’événement pourraient être remis aux organismes sportifs locaux.
Un éventuel surplus financier pourrait aussi servir de levier pour soutenir les athlètes, les entraîneurs et les clubs de la région pendant plusieurs années. M. Girardin évoque également la mobilisation de quelque 5 000 bénévoles, une expérience susceptible de laisser derrière elle un réseau de personnes davantage engagées dans l’organisation sportive et communautaire.
L’ambition va encore plus loin. Le conseiller souhaiterait que la tenue des Jeux permette aux Laurentides de se positionner durablement dans le tourisme sportif.
« J’espère sincèrement que la région des Laurentides va se doter d’une stratégie en tourisme sportif pendant les Jeux pour qu’après les Jeux, on puisse continuer à accueillir des événements d’envergure dans notre belle région », explique-t-il.
Le pari de la candidature consiste ainsi à transformer un événement de quelques semaines en accélérateur : pour les infrastructures, pour les clubs, pour l’économie locale et pour la capacité de la région à attirer d’autres événements dans les années suivantes.

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